S’il y a une chose qui a bien changé au cours de ces 4 000 numéros, c’est le machinisme agricole et notamment les tracteurs. Les modèles d’aujourd’hui n’ont plus grand-chose en commun avec ceux présents dans les campagnes, au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Outre la puissance moyenne qui n’a cessé d’augmenter, les machines agricoles se sont surtout dotées de nombreuses technologies pour sécuriser et faciliter leur utilisation. Ces évolutions sont essentiellement arrivées à la fin du XXe siècle. En effet, si le remplaçant du cheval avait finalement peu évolué jusque dans les années soixante-dix, les trente dernières années du XXe siècle ont été riches en innovation et révolution.

Quatre vitres et un toit

Pour commencer, l’arrivée des vraies cabines fermées et montées de série, dans les années soixante-dix, a été l’une des premières briques de l’évolution du confort. Très vite adoptées par tous les constructeurs, elles isolaient le chauffeur de l’extérieur, en plus de le protéger contre le retournement ou la chute d’objet. Dans les années 1980 et 1990, ces cabines sont devenues suspendues, chauffées ou encore climatisées. C’est également la période de l’arrivée timide de l’électronique.

La fin des années 1990 est marquée par la démocratisation des transmissions semi- et full-powershift, offrant des changements de rapport sans débrayer. En 1997, la première transmission à variation continue bouscule les codes. Plus de rapports à gérer et bientôt plus de régime moteur, celui-ci s’adapte désormais tout seul. Au fil des évolutions, de moins en moins de leviers sont présents. Ils laissent place à des joysticks multifonctions et des commandes électriques.

- L’évolution du confort en cabine, nous avons pu la constater au cours de nos différents essais et comparatifs de tracteurs.

Un virage électronique

L’arrivée massive de l’électronique touche aussi le machinisme. Loin d’être en retard, il reçoit déjà depuis quelques années des ordinateurs de bord pour assister le chauffeur. L’apparition des premiers systèmes d’autoguidage par satellite va poursuivre dans cette voie, avec la possibilité de travailler plus longtemps en se fatiguant moins.

Aujourd’hui, l’électronique est partout. Sur les modèles les plus haut de gamme, une grande partie des choses peuvent s’automatiser depuis des terminaux toujours plus sophistiqués. La vraie question pour les décennies à venir, c’est de savoir si ces évolutions auront encore un pilote pour en profiter.