Phytos : une nouvelle proposition de loi sur la qualité de l’eau
Les propositions de loi visant à protéger la qualité de l’eau potable s’enchaînent. L’usage des produits phytosanitaires dans les aires d’alimentation de captage est au cœur des enjeux.
Vous devez vous inscrire pour consulter librement tous les articles.
Quelques jours après l’examen d’un texte écologiste visant à protéger la qualité de l’eau potable, le député René Pilato (LFI) a déposé, le mardi 17 février 2026, une nouvelle proposition de loi visant à « prévenir les pollutions de la ressource en eau ».
Si plusieurs articles visent le milieu industriel, certaines mesures envisagées concernent directement le monde agricole. Citons notamment :
- Le renforcement des contrôles des élevages classés ICPE (installations classées pour la protection de l’environnement) ;
- La hausse de la redevance pour pollution diffuse, qui s’applique sur les produits phytosanitaires ;
- Le renforcement du rôle des aires d’alimentation de captage (AAC), en y interdisant notamment l’usage de produits phytosanitaires, et en incitant à la conversion à l’agriculture biologique.
Cette proposition de texte sera examinée en commission du développement durable.
Des travaux en cours au sein du « groupe national captage »
La proposition de loi du député Jean-Claude Raux (Écologiste et social) avait été examinée pendant plusieurs heures dans l’Hémicycle le 12 février, avant d’être retirée. Le groupe écologiste avait dénoncé « une obstruction parlementaire ». Le texte visait notamment à interdire, au 1er janvier 2030, « l’utilisation de pesticides de synthèse et d’engrais azotés minéraux à l’intérieur des aires d’alimentation des captages associées à des points de prélèvement sensibles ».
Lors du débat, Mathieu Lefèvre, ministre délégué chargé de la Transition écologique, a estimé que cette proposition de loi « poursuit une ambition que partage le Gouvernement », mais a plaidé pour des actions « ciblées », « progressives » et « accompagnées ». Un « groupe national captage » a été lancé en 2025.
Ses travaux doivent aboutir à l’identification, dans les prochains mois, des captages les plus sensibles et des mesures à y déployer. Les associations spécialisées en grandes cultures de la FNSEA s’inquiètent de restrictions d’usage de produits phyto sur ces zones de prélèvement.
Pour accéder à l'ensembles nos offres :