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La taxe carbone sur les engrais coûterait entre 42 et 62 € par hectare

L'urée fait partie des produits concernés par le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF).

Selon une note du groupe de réflexion Agridées, avec un impact « de l’ordre de + 42 à + 62 €/ha » pour une exploitation française de grandes cultures « type », le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) sur le engrais fait peser « un risque économique et financier majeur sur les exploitations ».

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Dans une note d’analyse publiée le 7 janvier 2026, le groupe de réflexion Agridées évalue l’impact du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF), ou « taxe carbone », sur les entreprises agricoles.

Un « coup de massue »

Le MACF, qui est entré en vigueur au 1er janvier 2026, fait peser « un risque économique et financier majeur sur les exploitations de grandes cultures », juge l’économiste Quentin Mathieu, auteur de la note. L’organisation estime qu’en France et sur la base des importations réalisées en 2024, l’impact serait « de l’ordre de + 42 à + 62 €/ha pour une exploitation type [150 à 250 uN/ha], soit un surcoût de + 6 à + 8 € la tonne de blé tendre (à rendement fixe de 7,5 t/ha et autres paramètres constants). » Dans le contexte économique déjà difficile pour les grandes cultures, il s’agit d’un « coup de massue », estime Quentin Mathieu.

Le sujet du MACF a été abordé par les ministres européens de l’Agriculture lors d’une réunion qui s’est tenue ce 7 janvier. À cette occasion, la Commission européenne a rappelé avoir proposé en décembre une disposition permettant de suspendre temporairement la mesure si les circonstances de marché le justifient. Cette proposition doit encore être validée par les colégislateurs européens.

Les agriculteurs « supporteront la majeure partie de ce surcoût »

Dans sa note, Quentin Mathieu appuie sur le fait que, selon lui, « ce sont bien les agriculteurs, car utilisateurs finaux des engrais, qui supporteront la majeure partie de ce surcoût. » Référence est faite aux déclarations de la Commission européenne, qui avait évoqué en décembre dernier une hausse des prix des engrais de 7 % répartie entre l’exportateur, l’importateur, les intermédiaires et les agriculteurs. La répartition du surcoût sur toute la filière suppose notamment que les fabricants d’engrais rognent sur leur marge. « Or, aucune réglementation ni aucune logique économique n’impose un tel comportement charitable », écrit l’économiste.

Vers une baisse des taux de protéines en blé ?

L’auteur envisage par ailleurs plusieurs impacts potentiels à moyen et long termes pour les exploitations agricoles françaises :

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