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Annie Genevard garantit le budget de la prochaine Pac « au centime près »

Annie Genevard a fait plusieurs annonces sur l'antenne de CNews le dimanche 4 janvier 2026 concernant la crise agricole.

Face à la colère des agriculteurs, la ministre de l’Agriculture a fait plusieurs annonces sur le plateau de CNews ce dimanche 4 janvier 2026. Parmi ces annonces, une sur la Pac, une sur la taxe carbone aux frontières de l’Union européenne et une sur les importations de produits traités avec des produits phytosanitaires interdits dans l’Union européenne.

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C’est pour répondre à la colère des agriculteurs qu’Annie Genevard a fait plusieurs annonces face aux caméras de CNews ce dimanche 4 janvier 2026. À l’aube d’une « une semaine vraiment capitale pour l’agriculture, je peux vous dire aujourd’hui très solennellement sur CNews que le gouvernement garantira aux agriculteurs au centime près le budget de la politique agricole commune, a-t-elle. Et c’est l’objet de mon voyage à Bruxelles mercredi. »

Répondre à la contestation des agriculteurs

Cette annonce intervient alors que les syndicats agricoles seront reçus demain et après-demain, à Matignon par Sébastien Lecornu en présence de la ministre. L’objectif est de répondre à la colère des agriculteurs qui s’exprime depuis plusieurs semaines, ravivée par la gestion par le gouvernement de l’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC).

« Il y a aussi la taxe carbone sur les grandes cultures [sur les engrais, NDLR] qui risque de précipiter dans d’immenses difficultés financières de très nombreux agriculteurs, ajoute la ministre de l’Agriculture toujours au micro de CNews. Et là c’est pareil, devant vous aujourd’hui, je dis le gouvernement français prend la tête d’une coalition européenne pour dire : il faut reporter l’application de cette taxe carbone ou il faut en neutraliser les effets. »

Les importations dans le viseur

La ministre de l’Agriculture a aussi fait part de sa décision d’interdire « un certain nombre de denrées importées, de denrées alimentaires, essentiellement des fruits et des légumes qui comportent des résidus de substances qui sont interdites dans l’Union européenne. On les a chassées par la porte, elles reviennent par la fenêtre sous la forme de produits importés. »

Quelques heures plus tôt, le Premier ministre Sébastien Lecornu avait annoncé sur son compte X (anciennement Twitter) qu’« un arrêté sera pris dans les prochains jours, à l’initiative de la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, pour suspendre l’importation de produits contenant des résidus de substances interdites en Europe : mancozèbe, glufosinate, thiophanate-méthyl et carbendazime. »

« Ça fait un an que je travaille avec la Commission européenne pour leur demander […] d’interdire l’entrée sur le sol européen de substances qui sont une concurrence déloyale pour nos producteurs, a expliqué la ministre sur CNews. C’est une injustice qu’ils vivent très mal et c’est quelque chose qui est préjudiciable à la santé des consommateurs. L’Europe ne va pas assez vite, donc j’ai pris la décision d’interdire toute importation de denrées qui comporterait ces substances. »

Quelques heures plus tôt, sur son compte X, la ministre avait ciblé les « melons, pommes, abricots, cerises, fraises, raisins, pommes de terre : ils ne seront commercialisés en France que s’ils ne présentent aucun résidu de ces substances interdites chez nous. […] D’autres produits d’Amérique du Sud comme les avocats, la goyave ou certains agrumes venant d’ailleurs ne pourront venir que s’ils respectent nos normes. »

Sur CNews, Annie Genevard a précisé que l’arrêté interdisant ces importations sera signé « dans les prochaines heures ». Et qu’elle a « assorti cette décision de la création d’une force, d’une brigade de contrôle avec des agents du ministère non seulement qui feront des contrôles dans les ports, les aéroports, mais aussi sur le territoire national pour contrôler que cette interdiction soit bien respectée. »

La FNSEA attend de voir

Concernant la Pac, « je considère que c’est une bonne nouvelle mais c’est une mesure européenne, a répondu le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, lui aussi invité sur le plateau de CNews, quelques minutes après la ministre. Ça m’intéresse beaucoup qu’elle nous explique comment elle va procéder au niveau européen. »

Le président de la FNSEA se demande par exemple comment l’État comblera les pertes que laissent entrevoir les premières propositions de la Commission européenne pour la future Pac. « Est-ce que ce sera sur des crédits nationaux ? Puis quand vous parlez de montant à l’euro près, est-ce qu’on parle d’euro courant ou d’euro constant ? La différence, c’est l’inflation, et ça peut représenter quelques milliards. »

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