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European Milk Board demande la réduction volontaire des volumes de lait

European Milk Board avait déjà demandé à activer la réduction volontaire des volumes en 2023 et estimait qu'une « crise de surproduction laitière pourrait frapper d'ici peu le secteur laitier ».

Les producteurs de lait européens de European Milk Board appellent l’Union européenne à activer dès maintenant la réduction volontaire des volumes, sous peine de crise du secteur laitier.

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L’organisation de producteurs European Milk Board tire la sonnette d’alarme face à « une crise aiguë » du secteur laitier. Elle partage l’avis de plusieurs États membres et syndicats sur la solution appropriée : « activer dès maintenant la réduction volontaire des volumes laitiers ».

Pour l’organisation de producteurs, la situation est urgente : « Si aucune mesure n’est prise dès maintenant, une nouvelle crise du secteur laitier se produira de manière tout à fait prévisible », estime-t-elle dans un communiqué du 9 février 2026.

European Milk Board rapporte que les prix du lait en baisse « plongent les exploitations agricoles dans de graves difficultés existentielles » et appelle la Commission européenne à agir avant que « d’autres exploitations ne soient contraintes de fermer. » Elle lui demande de ne pas répéter l’erreur de la crise de 2016, à savoir « réagir une fois que les prix s’étaient déjà effondrés ».

Efficace en 2016

European Milk Board avait déjà demandé à l’Europe d’activer cette mesure en juin 2023, alors que le prix du lait frôlait les 400 € ou passait en dessous temporairement en Belgique, en Irlande ou en Allemagne. Le collectif estimait alors qu’une « crise de surproduction pourrait frapper d’ici peu le secteur laitier ».

La réduction volontaire des volumes est un instrument de gestion de crise dans le cadre de l’organisation commune des marchés agricoles de l’Union européenne. Les producteurs laitiers réduisent volontairement et temporairement leurs livraisons de lait et reçoivent en contrepartie une compensation financière.

L’objectif est de réduire rapidement la surproduction pour mettre fin à la pression sur les prix. « Après avoir été appliqué en 2016 et 2017, cet instrument s’est révélé efficace et a permis une stabilisation rapide des prix », rapporte European Milk Board.

Cette mesure a déjà été demandée par plusieurs États membres comme l’Italie, la Roumanie et la Slovaquie. L’État français est pour l’instant resté discret à ce sujet. La Confédération paysanne a appelé à réduire de manière obligatoire ces volumes. La FNSEA via sa section lait, la FNPL, estime qu’une telle mesure n’est pas appropriée.

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