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2025, troisième année difficile pour les céréaliers

Les charges liées à la production du blé tendre récolté en 2025 ne sont, en moyenne, pas couvertes par le prix de vente.

Après les récoltes de 2023 et 2024, la moisson de 2025 s’inscrit une nouvelle fois dans un contexte économique difficile à l’échelle nationale pour les céréaliers.

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C’est la troisième année que « l’effet ciseau » est constaté en blé : les prix de vente ne couvrent pas les charges de production. En 2025, le seuil de commercialisation moyen s’est établi à 230 €/t selon les données prévisionnelles de l’observatoire Arvalis-Unigrains. Le prix de vente prévisionnel est, quant à lui, évalué à 165 €/t plus ou moins 15 €/t.

« D’énormes disparités entre les exploitations »

Le constat est similaire pour d’autres grandes cultures : les bilans mondiaux sont lourds, ce qui a globalement tiré les cours à la baisse. Cela pèse sur le résultat des exploitations spécialisées en céréales et oléoprotéagineux. Pour ces dernières, le revenu courant avant impôt par actif s’annonce une nouvelle fois dans le rouge à l’échelle nationale. Il y a « d’énormes disparités entre les exploitations », soulignait Oscar Godin, du pôle en charge de l'économie et des systèmes multiperformants chez Arvalis.

Les associations spécialisées des grandes cultures de la FNSEA ont été reçues « en urgence » le 2 décembre 2025 par la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard. Elle leur a indiqué « vouloir demander l’activation de la réserve de crise européenne pour les grandes cultures, cibler un dispositif d’allègements de charges et plaider l’exclusion des engrais du MACF [mécanisme d’ajustement du carbone aux frontières, NDLR]. » La responsabilité de la crise « dépasse le seul ministère de l’Agriculture », estiment les syndicats, qui en ont appelé au soutien du président de la République.

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