Les prix alimentaires mondiaux augmentent en février, une première en cinq mois
Le prix global des denrées alimentaires dans le monde a augmenté en février 2026, pour la première fois en cinq mois, tiré par le blé, les huiles végétales et les viandes, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
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Pour la première fois en cinq mois, les prix alimentaires ont augmenté dans le monde au mois de février, annonce la FAO, vendredi 6 mars 2026. Tiré par le blé, les huiles végétales et les viandes, son indice s’établit à 125,3 points, en hausse de 0,9 % par rapport à sa valeur révisée de janvier, après cinq baisses mensuelles consécutives. Les prix du sucre et des fromages sont restés orientés à la baisse.
Cet indice qui suit l’évolution des prix internationaux d’un ensemble de denrées, reste inférieur de 1 % à son niveau de l'an dernier. L’indice de prix des céréales a progressé de 1,1 % sur un an, en raison d’épisodes de gel en Europe et aux États-Unis, mais aussi de perturbations logistiques du côté de la Russie et la mer Noire.
De bonnes perspectives pour le niveau du blé produit en 2026
Le prix du blé restant bas, les surfaces pour 2026 reculeraient par rapport à de précédentes projections, dans l’Union européenne, aux États-Unis comme en Russie, estime par ailleurs la FAO. Selon ses nouvelles prévisions, la production mondiale de blé devrait cependant dépasser cette année sa moyenne des cinq dernières années, avec de bonnes perspectives en Inde et en Chine.
Du côté des huiles, l’indice mensuel des prix a gagné 3,3 % en février, atteignant son plus haut niveau depuis juin 2022. Qu’il s’agisse d’huile de palme, soutenue par une forte demande à l’importation et une moindre production saisonnière, ou d’huile de soja, tirée par la perspective de mesures américaines favorables aux biocarburants. En revanche les prix de l’huile de tournesol se sont légèrement détendus du fait d’une offre à l’exportation accrue venue d’Argentine.
Les prix de la viande sont soutenus par la viande bovine, mais aussi ovine qui a atteint un niveau jamais vu. À l’inverse, l’indice des produits laitiers a baissé de 1,2 % sous l’effet d’un repli des fromages. Et celui du sucre chute de 4,1 % sur un mois et de 27,3 % sur un an, en raison d’un important niveau de production attendu.
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