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Semouliers et pastiers recommandent dix variétés de blé dur pour 2026

Pastiers et semouliers estiment que l'utilisation de semences certifiées de blé dur est une « garantie » pour leur qualité, mais constatent « la diminution forte des productions de semences de blé dur ».

La liste des variétés de blé dur préférées des semouliers et pastiers a été mise à jour. Elle compte dix références, dont une nouvelle entrée, dans un contexte de baisse des surfaces de multiplication.

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La liste de 2026 des variétés de blé dur recommandées par les semouliers et pastiers, la « VRSP 2026 », a été publiée. C’est ce qu’annoncent le Sifpaf et le CFSI (1), représentant les industriels de la transformation du blé dur, le 27 janvier 2026.

10 variétés pour les semis de 2026

La variété Fusilou, adaptée aux régions nord et sud, fait son entrée dans la liste. Cet ajout résulte des essais menés par les industriels dans le cadre de leur Observatoire de la qualité des variétés de blé dur, créé en 2010. Cela porte à dix le nombre de références : Anvergur, RGT Belalur, Cabayou, Claudio, Formidou, Fusilou, RGT Insiemur, Relief, Rocaillou et RGT Voilur.

« Ces essais sont ouverts prioritairement aux variétés inscrites au catalogue français mais aussi aux variétés communautaires », précisent le Sifpaf ou le CFSI. Ils indiquent que « leur évaluation dépendant des surfaces mises en culture, la commission qualité ne souhaitant tester que des variétés ayant un avenir commercial. » Cette année, l’observatoire évaluera les variétés RGT Demesur et RGT Topallur.

Baisse des surfaces de multiplication

Les industriels profitent de l’occasion pour appuyer sur l’intérêt des semences certifiées, une « garantie pour une production de blé dur de haute qualité et durable ». Ils constatent toutefois « la diminution forte des productions de semences de blé dur », qui reflète la baisse plus globale des surfaces de blé dur ces dernières campagnes.

6 435 ha ont été réservés à la multiplication de blé dur en 2024, contre 7 393 ha en 2023 ou 7 880 ha en 2022, selon des données de Semae (l’interprofession des semences et plants) mises à jour en mars 2025.

Selon les dernières estimations d’Agreste, le service de la statistique du ministère de l’Agriculture, seulement 197 000 ha de blé dur ont été cultivés en 2025. Les prévisions d’assolement pour 2026, à prendre avec précaution car « les sources sont encore partielles », évoquent une légère reprise à 199 000 ha. Cela marquerait malgré tout un retrait de 14,7 % par rapport à la moyenne de 2021 à 2025.

Sifpaf et CFSI rappellent que la qualité de la récolte de 2025 a été « globalement satisfaisante » pour les quatre bassins de production. La production a été stable par rapport à 2024 : « Les bons rendements de l’année ont permis de compenser la baisse des surfaces. »

Pour redynamiser la production, un plan de souveraineté pour le blé dur a été lancé en février 2024, porté par la filière et soutenu par le ministère de l’Agriculture. Ce dernier a également revalorisé les aides couplées pour le blé dur au 1er juillet 2025.

(1) Syndicat des industriels fabricants de pâtes alimentaires de France et Comité français de la semoulerie industrielle.

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