Les carburants d’avion durables sont une opportunité pour les dérobées
La réglementation européenne « ouvre un marché énorme » aux cultures intermédiaires, telles que la cameline, le tournesol, le carthame ou encore la moutarde d’Abyssinie, estime Louis-Marie Allard, ingénieur chez Terres Inovia.
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« Depuis 2025, les avions décollant d’aéroports européens de plus d’un million de passagers, au nombre de 15 en France, doivent utiliser 2 % de biocarburants, indique Louis-Marie Allard, ingénieur chez Terres Inovia. Ce ratio montera à un tiers d’ici à 2050. En volume, cela représente 20 millions de tonnes de biocarburant pour l’ensemble de l’Union, et 2,6 millions de tonnes pour la France. »
L’expert poursuit : « La réglementation européenne, la directive Red III, ouvre un marché énorme et exponentiel aux cultures intermédiaires telles que la cameline, la plus prometteuse, le tournesol, le carthame, la moutarde d’Abyssinie. Les dérobées ne doivent pas se substituer aux cultures principales sauf sur des terres sévèrement dégradées. »
Des règles qui devront évoluer
« Pour relever le challenge, certaines règles actuelles portant sur les dates de récolte, au premier juin pour les estivales, ainsi que certains freins culturaux devront évoluer. Des semenciers travaillent ainsi sur des variétés à cycle plus court. Des études sur la faisabilité technique de cameline en dérobée estivale avec des suivis de parcelles agriculteurs sont en cours en France et en Europe. »
Louis-Marie Allard souligne : « L’approvisionnement devra être structuré. Il sera utile de tirer des enseignements de la création de la filière du diester : 20 années avaient été nécessaires pour la mettre en place. »
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