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La Confédération paysanne s’oppose à l’accord entre l’Union européenne et l’Australie

La signature d'un nouvel accord entre l'Union européenne et l'Australie bousculerait la filière ovine et ses pratiques vertueuses comme le pastoralisme.

L’accord en cours de négociation entre l’Union européenne et l’Australie serait un coup dur pour l’élevage ovin français, alerte la Confédération paysanne dans un communiqué publié le 13 février 2026.

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« L’accélération des négociations pour finaliser l’accord entre l’Union européenne et l’Australie est un grave danger pour l’élevage français et européen », s’indigne la Coordination rurale dans un communiqué publié le 13 février 2026 par la Confédération paysanne. C’est pourquoi l’organisation professionnelle demande au gouvernement de s’imposer fortement contre cet accord d’ici au Salon de l’agriculture. Sinon, elle menace de « relancer des actions fortes contre cette politique européenne de dérégulation des marchés. »

Un accord signé entre l’Union européenne et l’Inde

La Confédération paysanne rappelle que l’Australie est l’un des principaux exportateurs mondiaux de viande ovine, et craint que l’importation de contingent de plusieurs milliers de tonnes ne détruise davantage la filière ovine. Ce contingent s’ajoutera à l’accord entre l’Union européenne et l’Inde signé récemment comprenant un contingent de 3 500 tonnes de viande ovine.

Alors que la France produit moins de la moitié de sa consommation en viande ovine, la Confédération paysanne estime que la nécessité « est d’installer en viande ovine pour reconquérir notre souveraineté alimentaire » sachant que cette filière comporte des pratiques vertueuses à commencer par le pastoralisme qui contribue à l’ouverture des milieux et la lutte contre les incendies, relance de zones en déprise et dynamique de l’économie montagnarde.

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