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Très peu de phytos retrouvés dans l’eau de consommation

Dans de cadre de cette étude, 21 molécules phytosanitaires ont été recherchées dans 313 échantillons d'eau traitée.

Seul un échantillon d’eau traitée sur plus de 300 analysés a dépassé la limite de quantification pour du fluopyram.

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L’Anses, l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, a publié le 5 mars 2026 les résultats de quantification de pesticides dans l’eau de consommation. Ces travaux s’inscrivent dans le cadre de l’Étude de l’alimentation totale (EAT3), et ont été menés par le laboratoire d’hydrologie de Nancy de l’Anses, au cours de la période 2024-2025.

Près de 300 échantillons d’eau traitée, répartis sur l’ensemble du territoire national, avec les départements et régions d’Outre-Mer, ont été analysés, et 21 molécules ont été recherchées. Sur toutes ces mesures, seul du fluopyram a été quantifié dans un unique échantillon à une valeur supérieure à la limite de quantification (11 ng/l, pour une limite de quantification à 10 ng/l).

Un seul échantillon contaminé au fluypyram

L’Anses avance plusieurs raisons expliquant les très faibles fréquences de quantification relevées : d’une part, pour certaines molécules, de très faibles tonnages vendus (selon la base nationale des ventes de produits phytopharmaceutiques par département) et des ventes décroissantes.

D’autre part, les propriétés physico-chimiques des molécules peuvent les rendre propices à l’élimination par des filières de potabilisation. « L’étape de chloration dans le traitement de l’eau potable peut contribuer de manière significative à la dissipation de ces composés, surtout s’ils sont exposés à des temps de contact importants », explique l’Anses. Certaines molécules ont également des demi-vies très courtes dans l’eau.

L’Anses a par ailleurs identifié quelques métabolites d’intérêt « avec un risque de présence supérieur à 0,1 µg/l selon les dossiers d’homologation de l’Efsa ». Elles pourraient faire l’objet d’un suivi lors de prochaines campagnes.

Dans un avis du 9 février 2026, l’Anses a par ailleurs proposé, pour la première fois, une valeur sanitaire maximale pour le fluopyram ainsi que pour les métabolites du flufénacet, du diméthachlore et du nicosulfuron.

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