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Mercosur : Emmanuel Macron reste « extrêmement vigilant »

Lors de l'inauguration du Salon de l'agriculture 2026, Emmanuel Macron s'est exprimé au sujet de l'accord commercial entre l'Union européenne et les pays du Mercosur.

Le président de la République inaugure le Salon international de l’agriculture (SIA) dans un contexte toujours marqué par les inquiétudes liées à l’accord entre l’Union européenne et les pays du Mercosur.

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Lors de l’édition 2026 du Salon international de l’agriculture (SIA), pas de bovins mais toujours des inquiétudes concernant l’accord avec les pays du Mercosur. Pendant l’inauguration ce samedi 21 février 2026, Emmanuel Macron rappelé au sujet de cet accord commercial que « le compte n’y est pas, et c’est pour cela qu’on s’y est opposé ». Le sujet sur le traité de libre-échange est particulièrement sensible.

Préserver les capacités de la France à produire

L’opposition de la France n’a pas permis d’empêcher la signature de l’accord le 17 janvier 2026. Négocié depuis 1999, cet accord crée l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde, entre l’Union européenne, le Brésil, l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay, soit plus de 700 millions de consommateurs.

« Il faut qu’on regarde les capacités à produire, a insisté le chef de l’État. C’est aussi pour ça qu’on a beaucoup tenu à la clause de sauvegarde. Après, on sera extrêmement vigilant. Mais on n’y est pas encore. Là, vous avez eu un vote du Parlement européen qui a conduit à saisir la Cour de Justice européenne. On est encore dans les procédures. Il [l’accord avec le Mercosur] ne s’applique pas au moment où je vous parle. »

Un « doublement des contrôles » aux douanes

Pour ses détracteurs, l’accord commercial va bousculer l’agriculture européenne à coups de produits moins chers. Autre point à surveiller : les contrôles des produits importés. Sur ce point, Emmanuel Macron a rappelé avoir obtenu un « doublement des contrôles » aux frontières de l’Union européenne. « On doit désormais s’assurer que ces contrôles soient faits, insiste-t-il. C’est pour cela qu’on est candidat pour accueillir l’union douanière européenne. Il faut être beaucoup plus exigeant dans les ports et dans les aéroports pour que les contrôles soient effectifs. »

Après la question des contrôles, le président de la République a affirmé qu’il serait « extrêmement vigilant » sur les capacités de la France à produire. « C’est pour ça qu’on a beaucoup tenu à la clause de sauvegarde », complète le chef de l’État. Cet acte vise en particulier à protéger les secteurs agricoles les plus sensibles de l’Union européenne. « Nous voulons que les règles qui s’appliquent à nos producteurs pour des raisons de santé publique [s’appliquent aux produits importés, N.D.L.R.], développe Emmanuel Macron. Elles ont été prises pour que votre alimentation soit de la meilleure qualité possible, pour vous protéger. »

« Les agriculteurs n’ont pas d’autre choix que de combattre »

Un peu plus tard dans la matinée, Bertrand Venteau, président de la Coordination rurale, s’est aussi exprimé au sujet de l’accord commercial avec les pays du Mercosur. « Sur cette question, on n’a pas changé depuis le début. Malheureusement ce traité, il est allé jusqu’au bout et on va en payer les conséquences », fustige-t-il.

De son côté Arnaud Rousseau, président de la FNSEA se dit « très déterminé ». « Sur le Mercosur, on nous a expliqué pendant des mois que l’affaire était pliée. On s’est mobilisé et aujourd’hui il y a une saisine de la Cour de Justice européenne pour voir si cet accord est conforme. Les agriculteurs n’ont pas d’autre choix que de combattre. »

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