Des négociations commerciales « comme les autres années », selon Carrefour
Les négociations commerciales se déroulent « exactement comme les autres années », a assuré le PDG de Carrefour, Alexandre Bompard, ce mercredi 18 février 2026, fustigeant les propos « pas totalement responsables » de l’Ania, qui a accusé les supermarchés de « détruire » le tissu industriel français.
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« Les négociations, elles se déroulent […] exactement comme les autres années avec les grands groupes », a déclaré Alexandre Bompard ce mercredi 18 février 2026 à la presse, en marge de la présentation du plan stratégique 2030 de Carrefour.
« Avec les PME, elles ont même été améliorées puisqu’on a signé [à la fin de novembre, NDLR] une charte de bonne conduite et qu’on a déjà signé, pour ce qui nous concerne, 95 % des contrats », a ajouté le dirigeant, interrogé sur la montée des tensions survenue cette semaine.
Une réponse à l’Ania…
Ces négociations annuelles, parfois brutales, déterminent in fine les prix en rayon (hors marques propres des distributeurs). Mardi, le président de l’Association nationale des industries alimentaires (Ania), Jean-François Loiseau, a accusé les distributeurs de « détruire » la « filière agroalimentaire française » en tirant les prix vers le bas.
« Ce sont des propos qui ne sont pas totalement responsables, a réagi Alexandre Bompard. Il y a des organismes qui vivent de ça chaque année, pour ce petit moment où ils peuvent faire des grandes déclarations dans la presse. »
… Et à la ministre de l’Agriculture
Lundi, la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, avait accusé la grande distribution d’exercer un « chantage mortifère » sur les industries agroalimentaires, ce qui a entraîné le boycott par la Fédération du commerce et de la distribution (FCD) du comité de suivi organisé mardi sous l’égide de la ministre et de son homologue du Commerce Serge Papin.
Annie Genevard a également dénoncé « le contournement de la loi française via les centrales d’achat européennes » auxquelles les distributeurs disent recourir pour peser face aux multinationales.
« J’invite la ministre de l’Agriculture à regarder les 45 entreprises avec lesquelles je négocie via ma centrale d’achat » Concordis, a répondu Alexandre Bompard. Tout en assurant que 42 de ces entreprises « n’ont rien à voir avec la matière agricole en France », à la différence de trois autres (Danone, McCain et Lactalis).
« Quand je négocie la crème Neutrogena, je ne crois pas que ce soit un problème pour l’agriculture française », a-t-il ajouté, soulignant qu’il « respecte la loi ».
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