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La filière du lapin à la recherche d’un nouveau souffle

La filière du lapin entend relever deux gros défis : le renouvellement des producteurs et la sortie des cages.

Malgré une production et une consommation en recul, la filière du lapin entend relever deux gros défis : le renouvellement des producteurs et la sortie des cages.

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Réduite de moitié depuis vingt ans, la production française de lapins se concentre principalement dans le Grand Ouest où 70 % des volumes sont abattus. La taille moyenne des élevages est de 600 à 800 lapines reproductrices en système naisseur-engraisseur. Très technique, soumise à des risques sanitaires élevés et à des pics d’activité (1), la production a été longtemps insuffisamment rémunératrice.

De nombreux atouts

Dans une conjoncture plutôt dynamique, la filière cunicole voit dans les dernières évolutions de marché des signes encourageants. « L’an passé, le recul de la consommation a ralenti, soulignait Émilie Gillet, directrice du Clipp, le Comité interprofessionnel du lapin de chair, lors de portes ouvertes organisées dans un élevage bourguignon. D’environ 1 kg par habitant dans les années 1990, celle-ci était tombée à 310 g en 2024. Le secteur de la restauration hors domicile a absorbé 36 % de la viande de lapin en 2024 contre 32 % l’année précédente. Ce segment pourrait offrir un relais de croissance à la filière, avec une possibilité de regagner des parts de marché. »

Le lapin a de nombreux atouts à faire valoir : outre les qualités de sa viande, maigre et diététique, la production affiche une faible empreinte environnementale (bon indice de consommation, peu de gaz à effet de serre…). Nécessitant peu de surfaces, elle est aussi créatrice d’emplois dans des territoires ruraux. Les bonnes pratiques d’élevage sont en cours de développement. Depuis quinze ans, le niveau d’exposition aux antibiotiques a été réduit de 54 % au plan national.

Outre le renouvellement des éleveurs, la filière est confrontée à un défi de taille : la sortie de l’élevage en cage. Son coût a été chiffré a minima par l’Itavi en 2024 à 158 millions d’euros : 38 millions d’euros pour la partie relative à la maternité et 120 millions d’euros pour la partie engraissement, 100 % en parc au sol.

(1) Besoins en main-d’œuvre pour l’enlèvement des animaux et le nettoyage-désinfection des locaux. 

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