Retarder le premier apport d’azote sur céréales est possible
Avec un azote coûteux et des prix des céréales peu élevés, chaque unité d'engrais apportée compte cette année. Quand cela est possible, il est donc conseillé de retarder le premier apport sur céréales, ce qui peut permettre d’améliorer l’efficience globale de la fertilisation.
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« L’apport au tallage a pour but de permettre à la plante d’atteindre le stade épi 1 cm sans subir de carence azotée », rappelle Arvalis dans la Région Rhône-Alpes. Les besoins du blé et de l’orge entre le semis et le stade épi 1 cm restent faibles et au maximum de 60 kg d’azote par hectare. C’est pourquoi, s’il est nécessaire, « l’apport réalisé au tallage doit être limité à 40 kg N/ha au maximum, le reste étant fourni par le sol ».
Apport au tallage…
Les interventions à ce stade sont recommandées dans les situations de mauvaises implantations, liées par exemple à un excès d’eau durant l’automne et l'hiver, avec souvent un enracinement peu développé et superficiel.
Leur système racinaire des plantes n’est alors pas suffisamment développé pour leur permettre d’accéder à l’azote présent dans le profil de sol. Et de rappeler par exemple qu’en Rhône-Alpes, « ces situations sont minoritaires cette année ».
Autre cas de figure pour lequel un apport est recommandé : un reliquat en sortie d’hiver mesuré inférieur à 60 unités d’azote sur trois horizons. « Il s’agit souvent de parcelles de sols superficiels, filtrants, à faible taux de matière organique, sans historique d’apport d’effluents organiques », précise l’institut.
En Normandie, Arvalis complète : « Les céréales derrière un maïs grain avec un bon rendement en 2025, les secteurs les plus arrosés de la façade maritime, les semis les plus tardifs en parcelle hydromorphe ou encore les sols argilo-calcaires superficiels » peuvent aussi être concernés par des apports au tallage.
… ou pas
« À l’inverse, les cultures bien implantées avec un bon tallage en sol profond peuvent fréquemment se passer d’un apport précoce », insiste l’institut technique. Si le reliquat est supérieur à 60 unités d’azote sur trois horizons, une impasse au tallage est aussi à privilégier.
« Cela permettra de reporter la dose d’azote pour la montaison et la fin de cycle, et ainsi de mieux la valoriser en rendement et en protéines », appuie Arvalis.
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