Pour Stéphane Laferté, responsable commercial Centre-Ouest au laboratoire Aurea Agrosciences, les prélèvements de terre doivent être de bonne qualité pour assurer la fiabilité des résultats de l’analyse des reliquats azotés. « Il s’agit d’abord de bien choisir la parcelle, qui doit être un portrait-robot du type de sol présent sur l’exploitation et doit représenter l’assolement prédominant. Il peut être nécessaire de prévoir autant de prélèvements que de têtes de rotation et de types de sol. »
De janvier à début mars
Concernant le prélèvement, il doit avoir lieu avant tout apport d’engrais azoté : avant fin janvier pour le colza et les céréales, et jusqu’à fin février-début mars pour les cultures de printemps. En règle générale, le prélèvement s’effectue sur deux horizons : 0-30 cm et 30-60 cm de profondeur. Si le sol est profond, il peut être recommandé d’explorer l’horizon 60-90 cm.
Douze à quinze carottages
« À l’aide d’une gouge, il faut réaliser douze à quinze carottages sur une diagonale la plus longue possible afin de croiser les systèmes d’épandage d’engrais minéraux et organiques et les résidus de récolte (andains), conseille Stéphane Laferté. La fiabilité de l’analyse repose sur la qualité du prélèvement : nombre et localisation des échantillons sont essentiels pour garantir la représentativité de la parcelle. »
La douzaine de carottages par horizon sera mélangée dans un seau propre. 250 à 500 gr de ce mélange seront prélevés pour remplir le sachet fourni par le laboratoire et identifié (souvent par un code-barres). Une fiche de renseignements précisant notamment le type de sol, la profondeur, le précédent, la variété de la culture installée et le rendement espéré y sera joint afin d’interpréter au mieux le résultat.
Enfin, le sachet doit être congelé afin de bloquer la minéralisation en attendant les navettes organisées par le laboratoire qui viennent récupérer les échantillons, le plus souvent, au sein des coopératives, négoces ou chambre d’agriculture. Sinon, l’échantillon frais peut être transmis directement au laboratoire sous 48 heures.