Un foyer de dermatose détecté en Haute-Garonne
La propagation de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) continue. Ce lundi 22 décembre 2025, un nouveau cas aurait été détecté à Juzet-d’Izaut, en Haute-Garonne. Il s’agirait du deuxième dans le département, le 27e en Occitanie et le 115e sur le plan national.
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La crainte des éleveurs et des autorités risquent de s’accroître. Ce lundi 22 décembre 2025, un nouveau foyer de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) aurait été suspecté dans le sud-ouest de la France, en Haute-Garonne. La ferme concernée se situe sur la commune de Juzet-d’Izaut, à 100 km au sud de Toulouse. Si plusieurs médias confirment l’information, mardi 23 décembre, ni la préfecture ni le ministère de l'Agriculture ne se sont toutefois encore exprimés.
Les forces de l’ordre mobilisées
Pour l’heure, les forces de l’ordre seraient sur place. C’est ce qu’assure Maxime Raud, président de la Coordination rurale de Haute-Garonne : « Ce matin, quand les éleveurs ont ouvert les volets, ils ont vu plusieurs fourgons de la gendarmerie mobile devant chez eux ». Selon un article d’Ici Occitanie, dans l’après-midi, l’accès à la ferme était « barré largement en amont par les gendarmes ». Personne ne pourrait se rendre sur l’exploitation.
D’après les informations de la radio locale, l’exploitation compterait une soixantaine de blondes d’Aquitaine, tandis que, de son côté, le représentant départemental de la Coordination rurale parle d’un troupeau avoisinant les 80 bovins. D'après lui, les vaches on été abattues ce mardi 23 décembre dans la matinée.
L’éleveur ne veut pas du soutien de manifestants
Quelques heures auparavant, vendredi 19 décembre, après la détection d'un cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), l'abattage de quatre vaches a été ordonné à Saint-Marsal, dans les Pyrénées-Orientales. Selon l’AFP, la vache contaminée avait été vaccinée, a indiqué « en toute transparence » le ministère de l'Agriculture à des journalistes, expliquant qu'une vache peut en effet contracter la DNC lors des trois semaines au cours desquelles le vaccin gagne en puissance, et présenter des symptômes encore plus tard.
Le nombre de cas de DNC en Occitanie est désormais porté à 28 depuis début octobre.
Le 12 décembre dernier, un premier cas avait été détecté dans une ferme de Touille, à 30 kilomètres de Juzet-d’Izaut. Un troupeau de 35 bêtes avait été abattu. Par la suite, un deuxième cas avait été suspecté dans une ferme de Benque, cas qui ne s’était finalement pas révélé positif mais qui avait amené à une mobilisation. Quelques jours plus tôt, non loin de là, à Bordes-sur-Arize (Ariège), pendant près de deux jours, des centaines d’agriculteurs s’étaient rassemblées contre l’abattage d’un troupeau de 207 vaches. L’action avait été très médiatisée.
Interrogé par Ici Occitanie, Christophe Dequé, patron de la chambre d’Agriculture, issu des Ultras de l’A64, explique avoir passé plusieurs coups de téléphone aux leaders de tous les syndicats départementaux. Selon lui, l’éleveur de Juzet-d’Izaut ne voudrait personne sur son exploitation. « Il ne faut pas rajouter à sa peine », considère-t-il.
Pour le moment, dans toute la France, si la mobilisation des agriculteurs opposés à la gestion gouvernementale de la DNC faiblit à l'approche de Noël, elle se maintient tout de même, majoritairement dans le Sud-Ouest. Quelques blocages et rassemblements sont prévus ce mardi 23 décembre. À 6 heures, la circulation était toujours entravée sur l'A63 au sud-ouest de Bordeaux, sur l'A64 qui longe les Pyrénées, au Pays basque et à Carbonne (Haute-Garonne), sur l'A75 en Lozère et dans l'Aveyron, et sur l'A51 en Isère, selon la gendarmerie.
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