Le fonds d’urgence pour les céréaliers concrétisé par une aide forfaitaire
La circulaire qu’Annie Genevard a signée jeudi 29 janvier lors de son déplacement dans la Nièvre, et publiée lundi 2 février, acte la mise en œuvre du fonds d’urgence promis aux céréaliers avec une aide forfaitaire par exploitation d’un montant maximal de 6 000 euros.
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La circulaire qu’Annie Genevard a signé à l’occasion de son déplacement sur une ferme céréalière de la Nièvre, jeudi 29 janvier 2026, a été publiée au bulletin officiel du ministère de l’Agriculture lundi 2 février. L’instruction à destination des préfets de Région et des départements détaille la ventilation et l’usage du fonds d’urgence d’une enveloppe de 35 millions d’euros, promis aux céréaliers.
Aide exceptionnelle forfaitaire
Selon le document, le fonds d’urgence financera la mise en place d’une aide exceptionnelle forfaitaire, à destination des exploitations qui ont enregistré des résultats économiques particulièrement dégradés au cours de ces trois dernières années. Les agriculteurs éligibles devront avoir « au moins la moitié de leur assolement en céréales et protéagineux », et « pas plus de 10 % des surfaces consacrées aux cultures industrielles ». Ces deux indicateurs visent à cibler les exploitations de l’Otex 15 (exploitations dont les productions dominantes sont les céréales et oléoprotéagineux, NDLR). Le pourcentage de baisse du dernier excédent brut d’exploitation par rapport aux cinq dernières années doit être connu. Les préfets ont la possibilité d’ajuster ou de compléter ces critères d’éligibilité.
Aide de minimis
L’indemnisation, fixée par les préfets, est plafonnée à 6 000 euros par exploitation, avec l’application de la transparence Gaec « pour le respect du plafond d’aides de minimis. »
En signant cette circulaire jeudi 29 janvier, la ministre de l’Agriculture n’avait pas attendu la promulgation de la loi de finances pour 2026, dans lequel figure, et dont dépend, ce fonds d’urgence. Elle presse même les préfets pour identifier au plus vite le nombre d’exploitations potentiellement concernées, pour répartir l’enveloppe de 35 millions d’euros dans chaque département, et traiter rapidement les demandes.
Saluant l’activation de la mesure, l’Association générale des producteurs de blé (AGPB) estime que « cette aide sera insuffisante en l’absence d’une action européenne cohérente ». Les céréaliers de la FNSEA demandent l’activation de la réserve de crise européenne, dotée d’un budget de 100 millions d’euros.
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