2026 sera une année déterminante pour le biocontrôle
Alors que l’utilisation des produits de biocontrôle tend à plafonner, Alliance Biocontrôle compte sur un sursaut d’innovation réglementaire.
Vous devez vous inscrire pour consulter librement tous les articles.
Le 16 décembre 2025, lorsqu’elle a présenté le paquet de simplification réglementaire sur la sécurité alimentaire – ou projet « Omnibus » -, la Commission Européenne a suscité un regain d’espoir du côté des entreprises du biocontrôle. De fait, « nous n’avons probablement jamais eu un environnement aussi porteur pour faire bouger les lignes », a confirmé Gilles Ravot, président d’Alliance Biocontrôle, lors d’une conférence de presse à Angers (Maine-et-Loire) le 15 janvier 2026.
18 metteurs en marché
Avec 26 entreprises-adhérentes, dont 18 sont metteurs en marché et 8 positionnées sur la Recherche-developpement et l’expérimentation, Alliance Biocontrôle représente 80 % du marché français. « Notre vocation est de soutenir le développement du biocontrôle et de promouvoir son utilisation », rappelle Denis Longevialle, son directeur. L’association est par exemple partenaire du projet Digi-agro, qui vise à créer des formations autour de la Protection biologique intégrée dans cinq filières, dont les grandes cultures.
807 produits
Avec un chiffre d’affaires de 308 millions d’euros en 2025, le marché français du biocontrôle n’a pas cessé d’augmenter au cours des dernières années : + 9 % par an en moyenne entre 2019 et 2025. Du côté de l’offre, le ministère de l’Agriculture dénombrait, fin 2025, 575 macro-organismes autorisés et 807 produits (dont plus des trois-quarts autorisés en Agriculture Biologique, ndlr) ; indiquant également un taux de couverture des usages de 61 %. Pour mémoire, les chiffres étaient respectivement de 377, 523 et 40 % en 2020.
Pour autant, les choses se compliquent quand on regarde la part du marché du biocontrôle dans le marché global de la protection des plantes. « Elle tend à plafonner autour de 12 % depuis trois ans », constate Alliance Biocontrôle qui pousse à « accélérer » le développement. À condition de « faire évoluer la réglementation pour libérer l’innovation, d’accélérer la mise en marché des produits et d’accompagner les utilisateurs, c’est tout à fait possible » estime Gilles Ravot.
Pour accéder à l'ensembles nos offres :