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Veaux laitiers : ils parient sur l’engraissement

Réduire les départs vers l’Espagne et créer de la valeur en France : l’engraissement des veaux laitiers et croisés s’impose comme un nouveau levier stratégique dans les territoires d’élevage.

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Le noir profond des veaux croisés limousin-holstein tranche avec les robes tachetées des normands et montbéliards. Dans les cases du Cirbeef en Bretagne, les expérimentations battent leur plein pour fournir aux éleveurs des références sur l’engraissement de veaux laitiers et croisés. Depuis dix ans, les interprofessions lait et viande travaillent main dans la main pour réduire l’export des veaux issus du troupeau laitier vers l’Espagne et dans un même mouvement produire plus de viande rouge de jeunes bovins sur le territoire français. Chaque année, 20 % des veaux laitiers sont exportés vifs, un total de plus de 300 000 bêtes. En France, les structures de sevrage manquent encore pour relever complètement le défi. Dominique Daul et Laurent Boime, anciens engraisseurs de broutards se sont tout de même lancés dans les veaux laitiers en dédramatisant cette étape.

Les interprofessions espèrent aussi séduire des éleveurs laitiers, déjà à l’aise avec le sevrage et ayant des bâtiments et des surfaces à valoriser, comme Hervé Onno installé dans le Morbihan. Plusieurs filières autonomes de valorisation des veaux laitiers en viande rouge ont fleuri en Bretagne ou dans le Grand Est. Grâce à Ejendu, Quentin Morfoisse reçoit et engraisse des veaux limousin-holstein sevrés.

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