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« Nous sommes lourdement impactés par règles de circulation imposées par la DNC »

Nicolas Lassalle, sélectionneur de gasconnes des Pyrénées était sur son stand à l'ouverture du salon de l'agriculture sans ses animaux. Exceptionnellement, il a dû démarrer l'engraissement des broutards en raison des règles de circulation des animaux liées à la DNC.

Éleveur dans le nord de l’Aude, Nicolas Lassalle, improvise la repousse de ses broutards après le sevrage à cause de la réglementation sur la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), ce qui occasionne des frais et de nombreuses péripéties.

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Fidèle à ses habitudes depuis près de vingt-cinq ans, Nicolas Lassalle, éleveur de gasconnes des Pyrénées à Labastide-Esparbairenque dans l’Aude, était sur son stand dès l’ouverture du Salon de l’agriculture le 21 février 2026. Sauf que cette année, ses animaux ne l’accompagnent pas. Ils n’ont pas été directement victimes de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), mais l’exploitation est lourdement impactée par les règles sanitaires en lien avec la maladie.

« Nous avons dû garder nos broutards sur l’exploitation alors que nos installations ne sont pas prévues pour cela », explique-t-il. Une fois sevrés, les mâles sont restés dans la stabulation, habituellement occupée par les vaches. Celles-ci sont restées dans les pâtures mais il n’est pas aussi facile d’assister les mises bas. « J’ai perdu une vache et un veau », déclare l’exploitant. La pluie est particulièrement préjudiciable à ce moment-là pendant l’hiver. « Les animaux craignent moins le froid que l’humidité », ajoute-t-il.

Un engraissement coûteux

À l’intérieur, les jeunes mâles, une quarantaine, ont entamé leur phase d’engraissement avec des concentrés du commerce achetés à 400 € la tonne environ. « Nous avons dû contracter un prêt court terme pour financer l’achat de ce besoin alimentaire imprévu », déplore Nicolas Lassalle. Les jeunes mâles engloutissent 7 à 10 kg d’aliment par jour.

Aujourd’hui, alors que la circulation est de nouveau autorisée, les broutards n’intéressent pas forcément les acheteurs habituels et Nicolas Lassalle qui exploite avec son fils et sa belle-fille, craint de devoir consentir des tarifs moins intéressants. Les exploitants envisagent éventuellement de finir l’engraissement de ce lot. « Mais nous n’avons pas forcément le débouché pour des jeunes bovins de cet âge », s’inquiète-t-il.

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