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Dans l’Indre, l’élevage compense les pertes économiques des céréales

Malgré la chute des naissances de bovins, Maxime Pion, président du comité de l'élevage de l’Indre, a dit espérer une stabilisation du cheptel, lors du comité de pilotage de la filière de la viande à Châteauroux, en décembre 2025.

En zone intermédiaire, l’élevage allaitant a la cote, comme en témoigne professionnels et éleveurs dans l’Indre. Le prix de la viande encourage les producteurs à intensifier leur production.

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Au début de l’année 2026, le prix du kilo de carcasse d’une vache de réforme charolaise atteint 7,5 euros. Soit deux fois plus cher qu’en 2020 (1). Cette belle évolution profite aux 1 300 producteurs allaitants installés dans l’Indre. Dans cette zone intermédiaire, la hausse des prix de la viande compense souvent les pertes en céréales. C’est le cas chez Ludovic Breuillault, installé à Bommiers. Associé avec ses parents en Gaec, il cultive 430 hectares et élève 180 mères charolaises. « L’année 2024 a été très mauvaise en céréales. Les bêtes que j’ai vendues ont comblé cette contre-performance. Pour l’instant, notre EBE n’a pas changé. Il devrait augmenter sur l’exercice 2025-2026. Chaque broutard est vendu 600 € de plus que l’exercice précédent. C’est appréciable ! »

Maintenir les performances techniques

« Les simulations de trésorerie pour les systèmes spécialisés sont favorables en 2025, ajoute Claude Vincent, conseiller en bovins à viande à la chambre d’agriculture. Ceci, à condition que les performances techniques restent stables. » « Cet hiver, avec la FCO (sérotype 3 et 8), le taux de mortalité augmente, enchaîne Marjorie Bordet, directrice adjointe du groupement de défense contre les maladies des animaux (GDMA). Nous avons des veaux idiots, aveugles, mous… La FCO joue aussi sur les cycles des femelles et la stérilité des taureaux. »

Avec les fourrages de 2024 de mauvaise qualité, les taux de mortalité varient du simple au double, de 10 à 20 %, selon les exploitations. « À l’échelle de l’Indre, il manque plus de naissances que de vaches. Nous avons l’espoir d’enrayer la chute des naissances », a expliqué Maxime Pion, le président du comité de l'élevage, en décembre 2025 à Châteauroux, lors d’une session à la chambre d’agriculture. Avant d’ajouter : « Ce contexte est favorable à l’installation de jeunes. »

Intensifier la production

Comment profiter de la hausse des prix ? Les professionnels de l’élevage sont unanimes, c’est le moment d’intensifier la production. « Sur 150 hectares, si on augmente de 0,1 UGB/ha, cela fait 15 UGB, soit une dizaine de vêlages supplémentaires. Avec un prix moyen du bovin vendu de 2 600 à 2 700 €, le chiffre d’affaires augmente de 23 000 à 25 000 € », détaille Claude Vincent. L’intervalle des vêlages peut aussi être diminué, s’il y a de la main-d’œuvre et des bâtiments disponibles. Ludovic Breuillault est ainsi passé à huit vêlages de génisses en deux ans, à la place de trois ans. L’éleveur mise sur cette rentrée d’argent pour rembourser les comptes courants d’associés de ses parents qui préparent leur retraite.

(1) 3,75 €/kg de carcasse en 2020 (élevage charolais).

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