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Dans le Vercors, les éleveurs changent mais les vaches laitières restent

Henri Chabert n'a pas dû chercher bien longtemps pour trouver Fanny et Jean-Baptiste, les repreneurs.

Sur les contreforts du Vercors, montbéliardes et villardes continuent à attirer les jeunes repreneurs recherchant des « petites fermes ». Henri Chabert n’a eu aucun mal à transmettre son exploitation laitière il y a trois ans, aidé dans sa démarche par la chambre d’agriculture de l’Isère.

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La neige a commencé à fondre depuis quelques jours sur les alpages autour de l’exploitation de Fanny Bichebois et Jean- Baptiste Camerlynck. Pourtant, d’impressionnantes falaises calcaires chapeautées de blanc surplombent le village de Rencurel, commune de 350 habitants du Vercors isérois. L’hiver est encore là, et les vingt-huit vaches laitières du couple de trentenaires restent au chaud à l’étable. Transmis en 2023, la ferme et le troupeau composé de montbéliardes et de villardes ont rapidement trouvé preneur, au grand soulagement d’Henri Chabert, le cédant installé depuis 1988.

« C’est en 2021 que j’ai commencé à me renseigner vraiment sur les démarches à réaliser pour transmettre mon exploitation », confie-t-il. Il contacte la chambre d’agriculture de l’Isère, qui procède à un audit complet de sa ferme. Dans l’idéal, Henri Chabert souhaite un repreneur en bovins lait, comme lui. Il ne tarde pas à rencontrer Jean- Baptiste et Fanny, à la recherche d’une exploitation de ce type où s’installer.

Financièrement, une reprise « plus facile à assumer »

« Mon père est agriculteur à Rencurel, il m’a dit qu’Henri cherchait à transmettre », indique Fanny, qui a grandi dans le village. Et pour Jean-Baptiste, même si les profils de jeune repreneur varient, « ici, dans le Vercors, ce n’est pas un frein d’avoir une petite ferme, c’est la règle plutôt que l’exception, et c’est plus facile d’assumer la reprise d’un point de vue financier ».

Si le projet du couple correspond aux attentes d’Henri Chabert, les jeunes repreneurs sont aussi rassurés sur le foncier. Le cédant a en effet entrepris de prévenir les propriétaires de ses 50 ha de parcelles en fermage pour sécuriser les baux. « Un vrai plus », affirme Fanny.

Finalement, rien n’a vraiment changé depuis la transmission il y a deux ans. L’exploitation livre toujours ses 150 000 litres de lait annuel à la coopérative locale, Vercors Lait, et le modèle tourne toujours en bio. L’assurance d’une reprise en douceur.

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