Login

Mal-être agricole : près de 11 000 sentinelles sur tout le territoire

Le « surrisque suicidaire » perdure chez les agriculteurs.

La MSA a enregistré plus de 8 000 signalements de mal-être agricole en 2025, soit une augmentation de 40 % par rapport à 2024.

Vous devez vous inscrire pour consulter librement tous les articles.

La MSA a enregistré plus de 8 000 signalements de mal-être agricole en 2025, soit une augmentation de 40 % par rapport à 2024, a indiqué Jean-François Futtero, président de la Caisse centrale de la MSA. À l’occasion de la quatrième journée nationale sur le mal-être agricole, le 20 janvier 2026 à Paris, il a également souligné que le service « Agri’écoute » (1) est mieux identifié par le monde agricole : 4 230 sollicitations d’appui ont été traitées par un psychologue en 2025 (contre 3 454 en 2024).

Réseau Réagir des chambres d’agriculture

Du côté des chambres d’agriculture, le réseau Réagir (2) a reçu plus de 4 300 signalements de mal-être en 2024. 65 % ont abouti à un accompagnement concret du dispositif. Ce sont désormais 374 collaborateurs des chambres d’agriculture qui œuvrent au quotidien au sein des cellules de soutien. 71 % d’entre elles ont adopté la bannière commune « Réagir », facilitant l’identification pour les agriculteurs (contre 67 % en 2023).

Près de 11 000 sentinelles agricoles formées

Selon Olivier Damaisin, coordinateur national interministériel du plan de prévention du mal-être en agriculture, le réseau des sentinelles agricoles compte près de 11 000 personnes en 2025, toutes formées au repérage des situations à risque. L’ancien député de la Dordogne a rappelé l’existence d’une proposition de loi du député Arnaud Simion (PS), visant à protéger la santé mentale des agriculteurs.

Lutter contre le suicide

Cette proposition de loi, déposée le 28 octobre 2025 et en attente de discussion, vise à lutter contre le risque suicidaire des agriculteurs en mobilisant les sentinelles agricoles et en créant un « guichet unique départemental de santé mentale agricole ».

Chaque année, plus de 300 agricultrices et agriculteurs mettent fin à leurs jours. Soit près d’un suicide par jour, rappelle la proposition de loi.

(1) « Agri’écoute », service d’écoute en cas de détresse pour soi-même ou un proche (mal-être, solitude, dépression, difficultés personnelles ou professionnelles…), par un psychologue, 24 heures/24, par téléphone au 09 69 39 29 19 ou par tchat sur agriecoute.fr.

(2) Pour faciliter l’accès aux aides, un portail national a été mis en ligne : reagir-en-agriculture.fr.

A découvrir également

Voir la version complète
Gérer mon consentement