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Ces agriculteurs normands ont testé le réveil musculaire

Pendant un mois, 14 agriculteurs normands ont pratiqué quelques minutes d’éveil musculaire ou d’étirement.

L’étude pilotée par les chambres d’agriculture de la Normandie a démontré une réduction des douleurs et un gain de motivation.

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Pendant un mois, quatorze agriculteurs normands ont pratiqué quelques minutes d’éveil musculaire ou d’étirement. Dans le cadre du projet Ergo Réveil piloté par les chambres d’agriculture de la Normandie, ils ont notamment utilisé l’appli Mouv’s Agri développée par les MSA, en moyenne quatre séances par semaine.

Moins de douleurs, davantage de motivation

S’appuyant sur des questionnaires en début et fin de projet, Antonin Michel, étudiant en Master 2 Staps en ergonomie et alternant à la chambre d’agriculture, a observé « une réduction des douleurs chez la moitié des participants, ainsi qu’une amélioration significative de leur motivation matinale ».

Laurence Lubrun, 50 ans, agricultrice à Aunou-sur-Orne, dans l’Orne, a pris part au projet. « Je trais depuis vingt-huit ans et souffre de douleurs dans les épaules et le dos, décrit-elle. J’ai pris goût au réveil musculaire car il est plus agréable ensuite de se mettre au travail, j’ai moins mal et je ressens moins de fatigue. »

Laurence Lubrun s’échauffe au moins trois fois par semaine pendant dix minutes en s’appuyant sur les vidéos de l’appli qui la guident pour réaliser le bon mouvement. « Cela ne prend pas beaucoup de temps et il n’est pas nécessaire d’être sportif », assure-t-elle.

Prévenir les TMS et limiter les risques de blessures

Également participante à Ergo Réveil, Claire-Marie Gasnier confirme. « On se sent légère et échauffée pour bien démarrer la journée. » Exploitant 126 hectares en polyculture-élevage bovin avec son mari à Boitron, dans l'Orne, « notre travail mobilise notre corps, reconnaît-elle. Je porte notamment beaucoup pour approvisionner notre moulin ». Pratiquant des séances d’environ quinze minutes, la quarantenaire utilise l’appli quand elle sent des douleurs.

Antonin Michel indique que l’application s’adapte aux spécificités de chacun : suivant les productions, mais aussi l’âge ou les problèmes de santé. Frère d’une agricultrice, il souligne « l’importance de s’imposer cinq minutes d’échauffement, de préférence juste avant de démarrer la journée pour prévenir les troubles musculo-squelettiques (TMS) et limiter les risques de blessures ».

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