La chrysomèle du maïs continue de gagner du terrain
L’insecte a colonisé une large partie du territoire français. Jean-Baptiste Thibord, responsable du pôle chargé des ravageurs et méthodes de lutte chez Arvalis, rappelle que l’incidence économique de la chrysomèle du maïs varie selon le nombre d’années de présence dans la région.
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« En Alsace et en Rhône-Alpes, là où le ravageur est durablement installé, 25 % des parcelles du réseau de surveillance alsacien et 32 % du réseau rhônalpin ont capturé plus de 5 individus par piège chromatique et par jour au cours de l’été 2025. Cette abondance de population est susceptible d’entraîner une nuisibilité économique l’année qui suit, si du maïs est à nouveau cultivé dans ces mêmes parcelles », indique Jean-Baptiste Thibord, responsable du pôle chargé des ravageurs et méthodes de lutte chez Arvalis.
Adapter les stratégies culturales
« En Bourgogne-Franche-Comté et Nouvelle-Aquitaine, les captures ont atteint des niveaux importants, poursuit-il. Des premiers dégâts ont été constatés très localement en Nouvelle-Aquitaine. Dans les parcelles les plus à risque, il va désormais falloir adapter les stratégies culturales. »
Ailleurs en France, le taux de pièges ayant détecté le ravageur continue d’augmenter un peu plus chaque année. Pour l’instant, seules les Régions Bretagne, Pays de Loire, Normandie et Centre-Val de Loire sont épargnées.
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