« J’utilise un Fastrac comme automoteur de pulvérisation »
Depuis 1984, l’EARL Burel utilise des tracteurs convertis en automoteur de pulvérisation. Elle a récemment opté pour un Fastrac 4220 équipé d’un système Landquip. Il s'agit de l’un des seuls ensembles présents en France.
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La ferme familiale de Pascal, Laure Burel et leur fils Nicolas est installée en bord de mer sur la commune de Saint-Pierre-en-Port (76). Elle fait face à une météo très changeante sur ses parcelles.
C’est pour répondre à ces fenêtres d'intervention réduites et surtout éviter l'investissement coûteux dans un pulvérisateur automoteur que l’EARL Burel s’est dotée d’un Fastrac 4220 équipé d’un système de pulvérisation Landquip 2825.
Celui-ci vient remplacer un MB Trac 1000, l’agriculteur garde ainsi un outil de pulvérisation agile et rapide sur son entreprise. Le tracteur acheté d’occasion en 2022, est motorisé par un Sisu de 220 ch. Cet engin est équipé d’un système de pulvérisation Landquip 2528 et d’une cuve avant de la même marque.
Une cuve avant de 1 500 litres de capacité
Il sert à pulvériser ses 170 hectares de cultures. Il est donc amené à travailler sur du lin, des pommes de terre, du blé, des betteraves ainsi que du maïs et du colza. « Quand il a été question de remplacer mon MB Trac converti en automoteur de pulvérisation, j’ai analysé diverses solutions.
J’ai fini par choisir le Fastrac et l’adapter à la pulvérisation grâce au système Landquip dont il est doté. L’ensemble est muni d’une cuve avant de 1 500 litres de capacité, couplée à une cuve principale de 2 500 litres. Je suis passé d’une rampe de 24 à une rampe de 28 m.
C’était le maximum, car je voulais limiter la hauteur pour passer en dessous des fils, mais je voulais également réduire la taille de mes fourrières. Là, je suis à 4,10 m de haut et c’est parfait », indique l’agriculteur.
Profiter des deux cuves
Lorsque le Fastrac est arrivé, Pascal a eu un peu de mal à s’adapter, car il n’a pas eu de mise en route. « J’ai dû beaucoup apprendre tout seul, par exemple le fait de devoir activer la pompe de transfert entre les cuves dès que je commence à pulvériser, car elle n’a pas un très gros débit. C’est d’ailleurs un point important, car je travaille constamment avec mes deux cuves.
Par exemple, il m’arrive aussi pour certaines parcelles de partir avec de la bouillie dans la cuve principale, mais avec de l’eau claire dans la cuve avant. Je peux alors en fonction des besoins faire un complément directement dans la parcelle.
Au-delà de l’économie de temps, ce système m’offre la possibilité de faire des économies de carburant et surtout de produits phytosanitaires. Avoir deux cuves distinctes m’offre aussi la possibilité de partir travailler avec deux produits différents. Néanmoins, la cuve principale nécessite au préalable d’être rincée avant que le second produit puisse être transféré et appliqué », complète l’exploitant.
Agile au travail et sur la route
Toutes les manipulations liées à la pulvérisation se font avec les boîtiers de commandes. L'un est situé sur le côté de la machine et l’autre est installé dans la cabine. « Les quatre roues directrices sont un vrai gain dans les manœuvres. Je travaille au GPS, mais sans autoguidage car, malheureusement, ce tracteur n’est pas prééquipé.
Pour m’adapter à mes cultures, j’ai deux jeux de roues, étroites et une classiques. Niveau confort, c’est le top. Le tracteur bénéficie d’une suspension active qui sert à mettre de niveau le tracteur à charge comme à vide, il conserve ainsi toujours la même assiette.
Sur la route, je suis en deux roues directrices et je passe en quatre roues directrices au travail. L’avantage de mon ensemble, c’est que quand je vois que les conditions de pulvérisation sont bonnes, je n’ai qu’à remplir le pulvérisateur et partir appliquer le produit en toute sécurité et confortablement. Les fenêtres météo sont courtes, je n’ai pas de temps à perdre à atteler », détaille Pascal.
Un pulvérisateur bien équipé
« Au-delà des deux cuves et des rampes en aluminium, le pulvérisateur reçoit quelques fonctions intéressantes, comme le fait que tout soit géré par des électrovannes. Je peux également, après l’avoir programmé, ouvrir la crépine sans vider la cuve au cas où cette dernière serait bouchée, ce qui est un vrai plus.
Les rampes sont également dotées d’un système de coupure de buse pneumatique alimenté par le circuit d'air du tracteur. Il y a aussi un système de suivi de sol, mais il provoque trop d’à-coups, donc je ne m’en sers pas.
L’un des seuls défauts se manifeste quand je traite dans des cultures un peu hautes comme du colza. Là, je me dis qu’il est un peu juste en dégagement sous bâti. Ce petit désavantage est largement compensé par la souplesse et le confort que me procure mon Fastrac de pulvérisation », précise Pascal.
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