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À la veille du Salon de l’agriculture, le Modef se fait entendre à Paris

Jusqu'en milieu d'après-midi, des agriculteurs vendent des produits paysans sur un marché improvisé devant la gare Montparnasse.

Après une opération escargot sur le périphérique parisien, le Modef a mené une cinquantaine d’agriculteurs devant la gare Montparnasse pour installer un marché paysan et sensibiliser les riverains aux enjeux agricoles.

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Les hostilités sont déjà lancées. Dès 8 h du matin, ce vendredi 20 février, un convoi automobile mené par un tracteur du Modef a investi le tronçon sud du périphérique parisien depuis la mairie d’Ivry. L’objectif ? Rappeler les revendications du syndicat à la veille du Salon international de l’agriculture qui ouvrira ses portes au Parc des expositions de la Porte de Versailles samedi 21 février pour sa 62e édition.

Un marché paysan devant la gare Montparnasse

« Nous avons été bloqués par les forces de l’ordre pendant 1 heure à la Porte de Vanves », raconte Frédéric Mazer, coprésident national du syndicat présent sur place. La police refusant que le tracteur entre dans Paris, les manifestants ont donc pénétré dans la capitale en voiture jusqu’au parvis de la gare Montparnasse qu’ils ont atteint vers 11 h en compagnie de militants de la CGT. « Nous avons installé un marché paysan de producteurs pour vendre aux parisiens du fromage, de la viande, des légumes et des fruits. Il y a vraiment du monde, je pense que nous serons rapidement à court ! », s’exclame le représentant syndical.

Une telle action vise à « poursuivre nos revendications auprès du gouvernement, à savoir qu’il agisse sur le revenu des agriculteurs et sur les prix à la production en contrôlant mieux les marges de la grande distribution, déclare Frédéric Mazer. Les Parisiens vont aujourd’hui réaliser que ce n’est pas la peine d’aller au Salon de l’agriculture pour acheter nos produits. Nous sommes capables de vendre des produits à des prix très accessibles et plus rémunérateurs pour nous. »

Refondre la Pac

Dans un communiqué, le syndicat appelle par ailleurs à « une refonte de la Pac afin de mieux redistribuer les aides en faveur des petites fermes familiales et de remettre en cause toutes les politiques de libre-échange ». Il demande enfin au gouvernement d’organiser après les élections municipales un référendum sur le thème suivant : « Notre alimentation doit-elle faire partie des traités de libre-échange ? »

Si le Modef n’appelle pas à ce stade au boycott du Salon, il n’aura pas de stand durant l’événement et se contentera d’une présence à certains moments choisis, comme l’ouverture politique de samedi en présence du président de la République, une conférence sur la place des femmes dans l’agriculture, mais aussi une réunion à laquelle la ministre Annie Genevard les a conviés mercredi 25 février.

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