« Je traite mes fraisiers aux UV contre l’oïdium »
Le robot dans lequel ont investi Xavier et Luc Mas, dans le Lot-et-Garonne, limite la contamination en brûlant les spores d’oïdium. Il a permis en 2025, première année d’utilisation, de réduire leurs traitements fongicides de 30 à 40 %.
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Xavier Mas et son fils Luc ont commencé sur la campagne de 2025 des traitements aux UV sur leurs deux hectares de fraisiers pour les protéger de l’oïdium, à Montpezat-d’Agenais, dans le Lot-et-Garonne. Le robot Lumion, d’Octiva, autonome sur roues, avec un bras équipé des lampes UV, se charge du travail la nuit.
« Nous faisons un passage toutes les trois nuits, durant tout le cycle de la plante, de sa plantation en novembre et décembre jusqu’à la fin de la récolte, explique Xavier Mas. Il faut le passer très fréquemment pour que les spores n’aient pas le temps de se développer sur le feuillage. Les rayons UV les brûlent et permettent ainsi de limiter très fortement la contamination. »
De 30 à 40 % d’économie de fongicides
Les résultats étaient encourageants cette première année, avec peu, voire pas de dégâts sur feuilles comme sur fruits, à valider sur les prochaines campagnes à forte pression. Deux autres producteurs de fraises du Lot-et-Garonne ont également investi pour la campagne de 2025, et arrivent aux mêmes conclusions, comme le rapporte Xavier Mas.
« Mais ce n’est pas une solution miracle, il a fallu continuer la lutte chimique, prévient-il. Nous sommes restés prudents parce que le risque est élevé. Nous avons tout de même réussi à réduire les traitements fongicides de 30 à 40 %. »
Les exploitants projettent d’abaisser progressivement les traitements chimiques sans prendre trop de risques pour faire encore, en fonction de la pression de l’année, davantage d’économies. « Mais on ne tombera pas à zéro. C’est un moyen de lutte complémentaire, pas de remplacement », souligne Xavier Mas.
Retour sur investissement en trois ou quatre ans
Un moyen de lutte qui a tout de même un coût, de quelque 50 000 euros. « On considère que l’on peut avoir un retour sur investissement en trois ou quatre ans », calcule l’agriculteur.
« Nous avions entendu parler d’expérimentations assez probantes aux Pays-Bas et en Suisse avec ce type de robot. C’est comme cela que nous nous sommes lancés, sans certitude, retrace-t-il. Nous constations des pertes assez régulières dues à l’oïdium, surtout en fin de cycle, et les solutions chimiques de moins en moins nombreuses rendait la gestion des maladies compliquée. »
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