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Mercosur : Le Paraguay ratifie l’accord commercial

Le traité signé par le Paraguay entérine l'accord entre l'Union européenne et les pays du Mercosur.

Le Paraguay a ratifié mardi 17 mars 2026 l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur. Il est le dernier pays du bloc sud-américain à le faire.

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Et un pays de plus. Le Paraguay devient le dernier État signataire du bloc sud-américain à ratifier l’accord commercial entre l’Union européenne et les pays du Mercosur. Mardi 17 mars 2026, la Chambre des députés du Paraguay a voté à l’unanimité pour la signature du traité. Cette décision finalise la création d’un accord qui crée la plus grande zone de libre-échange au monde.

Un « document historique »

Ces dernières semaines, Brésil, Argentine et Uruguay avaient déjà ratifié ce texte signé à la mi-janvier 2026 à Asuncion, après 25 ans de négociations. Le député paraguayen Juan Manuel Añazco a salué un « document historique », soulignant que 93 % des exportations du Mercosur entreront en Europe sans payer de droits de douane.

Le président paraguayen, Santiago Peña, a récemment qualifié l’accord de décision stratégique dans un contexte de tensions mondiales. « Faire progresser la coopération entre des régions qui partagent des valeurs et une vision ouverte au commerce international envoie un signal très important au monde », a-t-il affirmé la semaine dernière lors d’un forum de la Banque interaméricaine de développement (BID) à Asuncion.

Une zone de libre-échange pesant 30 % du PIB mondial

L’accord entre les pays du Mercosur et l’Union européenne crée une zone de libre-échange pesant 30 % du PIB mondial et plus de 700 millions de consommateurs. Il doit permettre à l’Union européenne d’exporter davantage de voitures, machines, vins et spiritueux vers l’Amérique latine tout en facilitant l’entrée en Europe de viande bovine, volailles, sucre, riz, miel et soja sud-américains.

Pour ses détracteurs, cela va bousculer l’agriculture européenne avec des produits importés moins chers et pas forcément respectueux des normes de l’Union européenne, faute de contrôles suffisants. L’application du traité avait été suspendue par un vote du Parlement européen, dont les élus ont saisi la justice de l’Union européenne afin de vérifier sa conformité avec les traités européens. Mais fin février 2026, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé que l’accord serait appliqué de façon provisoire, une décision critiquée par la France, où il est perçu comme une menace pour les agriculteurs.

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