Lactalis est accusé « d’instrumentaliser le prix du lait »
Mise en cause par Lactalis qui l’accuse de déréférencer ses produits pour obtenir des baisses de tarifs, la centrale d’achat Everest riposte en dénonçant les pratiques commerciales du géant laitier.
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C’est la réponse du berger à la bergère. Mise en cause en début de semaine par Lactalis, qui l’a accusée dans une lettre adressée à la ministre de l’Agriculture, de déréférencer certains de ses produits pour obtenir des baisses de tarifs, la centrale d’achat Everest (Auchan, Intermarché, Casino) riposte. Dans une lettre adressée à Emmanuel Besnier, le PDG de Lactalis, que s’est procurée notre confrère Contexte, Everest riposte en rappelant qu’elle « ne négocie à aucun moment le prix de la matière première agricole du lait français » et que Lactalis lui a par ailleurs confirmé sa stabilité.
Double jeu
Pour Everest, le jeu de Lactalis est clair : « instrumentaliser le prix du lait » pour éviter une discussion approfondie sur les autres composantes du prix, alors que plusieurs postes (transport, énergie, emballage) sont orientés à la baisse. À destination des éleveurs, Everest rappelle que « le prix payé aux producteurs reste et restera une priorité. Dans cet esprit, nous assurerons une transparence totale auprès des organisations de producteurs sur le prix effectivement payé par Everest à Lactalis, afin que l’ensemble des acteurs dispose d’une vision claire et complète de la chaîne de valeur. »
Pas de déréférencement
Enfin, concernant les accusations de déréférencement, Everest affirme que « les ajustements ponctuels de commandes intervenus durant la période de négociation relèvent du fonctionnement normal des relations commerciales et s’inscrivent strictement dans le cadre légal. Ils ne peuvent en aucun cas être assimilés à des menaces de déréférencement, ni à une remise en cause des débouchés des producteurs laitiers français. »
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