Au pied de la montagne Pelée
Située en dessous de l’imposante montagne Pelée, la ville de Saint-Pierre en Martinique fut détruite en 1902 par une éruption meurtrière et reconstruite.
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C’est le 8 mai 1902, au petit matin. Une nuée ardente s’échappe de la montagne Pelée et dévale vers la ville de Saint-Pierre, en contrebas. En quelques minutes, il ne reste plus rien de la glorieuse cité, souvent surnommée « la perle des Antilles ».
Premier foyer de la colonisation française en 1635, Saint-Pierre fut en effet la capitale économique et culturelle de la Martinique. Elle était située sur les routes maritimes reliant l’Europe aux Amériques, notamment pour la canne à sucre et le rhum.
Deux survivants
L’éruption fait 28 000 victimes et 20 000 sinistrés. Seules deux personnes auraient survécu, dont le célèbre Cyparis, prisonnier enfermé dans le cachot de la prison. La rade de Saint-Pierre, où une douzaine de navires ont été coulés, est un musée naval immergé prisé par les adeptes de plongée.
Cet événement dramatique a changé l’histoire de la Martinique. La disparition de Saint-Pierre conduit en effet au basculement définitif de l’activité portuaire et économique de l’île vers son chef-lieu Fort-de-France.
Des vestiges et un mémorial
Aujourd’hui, la ville possède un charme unique avec son architecture coloniale, ses rues pavées et ses maisons colorées. Elle garde toutefois les stigmates de la tragédie et de nombreuses ruines, comme celles du théâtre, restées en l’état. D’autres ont servi de soubassement aux maisons reconstruites après la catastrophe dès 1923. Certains bâtiments ont été réédifiés, comme l’élégante et très créole Maison de la Bourse.
Le Mémorial de la catastrophe de 1902 témoigne de l’éruption de la montagne Pelée et de la destruction de Saint-Pierre. Il rend hommage aux victimes et présente des vestiges, comme la cloche d’une église complètement déformée, ainsi que des photos et des films anciens.
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