Le Pays basque aux couleurs d’automne
Cette saison se révèle idéale pour une balade le long des vagues et en montagne, sans la foule. Entre deux haltes gourmandes et une découverte des artisans régionaux.
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Rouge comme le piment d’Espelette, doré tel le fromage Ossau-Iraty, brun à l’image du chocolat de Bayonne : les couleurs d’automne siéent bien au Pays basque. Elles se retrouvent dans l’assiette, mais aussi dans la nature qui se pare d’un camaïeu de rouille et de cuivre sur la côte des Pyrénées-Atlantiques. La randonnée la plus célèbre mène au sommet de la Rhune, perché à 950 mètres. L’ascension se fait à la force des mollets, car le train touristique ne refonctionnera qu’en avril.
Le sentier du littoral provoquera moins de courbatures, balisé sur 54 kilomètres de Bidart à Saint-Sébastien, côté espagnol. Sur la portion menant à Guétary, des vestiges de fours rappellent l’activité de la chasse à la baleine, à son apogée au XIIIe siècle, sur ces rives françaises.
Depuis l’arrivée du surf à Biarritz en 1957, la mer est devenue le royaume des adeptes de la glisse, même en novembre. Les pingouins en néoprène assurent le spectacle dans les vagues, avant de laisser la place à celui du coucher du soleil sur les flots.
D’autres balades traversent les vignobles d’Irouléguy ou la forêt d’Iraty, la plus grande hêtraie d’Europe, dans l’arrière-pays. S’il se met à pleuvoir, les ateliers d’artisans peuvent servir de refuge. À Bidart, les couteliers basques redonnent ainsi vie aux lames anciennes dans une ferme de 1769 entièrement vitrée pour permettre d’observer leur travail.
À Ascain, Lartigue 1910, labellisée « entreprise du patrimoine vivant », déploie ses toiles colorées dont les rayures racontent l’histoire des fermes d’autrefois. Au départ, la toile basque était en lin, cultivé et tissé pour fabriquer les mantes de bœufs, qui protégeaient les animaux des intempéries et des piqûres d’insectes. Le motif de sept rayures faisait écho aux sept provinces basques. Le bleu, prédominant au XVIIIe siècle, fut progressivement associé au rouge et au vert, couleurs qui se retrouvent aussi sur les façades : le premier pour les pêcheurs, le deuxième pour les éleveurs, le troisième pour les cultivateurs. En harmonie avec le paysage.
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