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Promouvoir l’accueil social à la ferme

En Auvergne-Rhône-Alpes, le réseau Astra accompagne les agriculteurs qui souhaitent se diversifier dans l’accueil social et thérapeutique.

En Auvergne-Rhône-Alpes, le réseau Astra accompagne les agriculteurs qui souhaitent se diversifier dans l’accueil social et thérapeutique.

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Créé en 2011, le réseau Astra (1) rassemble 80 exploitations d’Auvergne-Rhône-Alpes et une vingtaine de structures médico-sociales ou d’insertion. Les fermes accueillent un public varié : « Personnes en réinsertion, en situation de handicap, enfants placés, femmes victimes de violences conjugales… », détaille Catherine Coste, animatrice du réseau.

Des outils pratiques et des séances de codéveloppement

Astra remplit plusieurs missions : il référence les initiatives existantes, fait le lien entre l’offre et la demande et accompagne les agriculteurs porteurs de projet. Le réseau met à leur disposition des outils pratiques et organise des séances de codéveloppement pour favoriser les échanges entre pairs.

Productrice de lait d’ânesse à l’Asinerie des Combes, dans la Drôme, Laurence Reichert a rejoint Astra dans le cadre du lancement de son activité de médiation animale. « J’avais besoin de conseils pour faire connaître mon activité », témoigne l’éleveuse, également éducatrice spécialisée.

Bien que l’accueil social à la ferme repose sur des valeurs de solidarité et d’engagement, il demeure une activité économique à part entière.

Véritable diversification

« Les structures médico-sociales ont parfois tendance à nous considérer comme une famille d’accueil, et à proposer des tarifs très bas », regrette Laurence. Un constat partagé par Astra, qui milite pour une rémunération à la hauteur du service rendu. L’association travaille notamment à l’élaboration de conventions avec les partenaires pour fixer des tarifs minimums.

Laurence adapte pour l’instant ses tarifs de groupe aux capacités financières des structures. Pour les séances individuelles, en revanche, les 50 euros de l’heure ne sont pas négociables. « Pendant qu’on fait de l’accueil, on ne fait pas tourner notre ferme », rappelle l’éleveuse, qui considère cette activité comme une véritable diversification. Elle espère, à terme, pouvoir consacrer trois jours par semaine à la médiation animale.

(1) Agriculture sociale et thérapeutique en Région Auvergne-Rhône-Alpes.

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