Le bilan de compétences pour soutenir une reconversion professionnelle
Cet outil permet d’être accompagné dans sa réflexion et de préparer son projet professionnel. Les agriculteurs y ont accès.
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Après quatre ans de démarches, Jean-François Guillet et son associé ont cédé leur exploitation en novembre 2022. Le second, né en 1959, avait alors pris sa retraite. « Quant à moi, j’ai commencé à réfléchir à un nouveau métier. À l’époque, j’avais 56 ans, donc encore plusieurs années à travailler », témoigne l’éleveur, installé en Mayenne.
Pour soutenir ce processus, Jean- François Guillet a entamé un bilan de compétences. « Un mois tout juste après la cession de la ferme. » Encadré par le code du travail, ce dispositif permet d’analyser ses aptitudes, ses compétences personnelles et professionnelles, et de définir un projet professionnel.
24 heures d’accompagnement
Il est accessible à toute personne active, « y compris les travailleurs indépendants », rappelle Stéphanie Crison, conseillère à la chambre des métiers et de l’artisanat de la Mayenne, qui a accompagné Jean-François Guillet.
Un bilan de compétences est assorti d’un crédit d’heures d’accompagnement, vingt-quatre au maximum. En pratique, ce volume est réparti en rendez- vous. « Dans mon cas, il y en a eu huit de deux heures et demie à trois heures, à raison d’un tous les quinze jours », se remémore Jean-François Guillet.
La première phase du bilan est l’occasion d’analyser la demande et de définir les modalités pratiques de l’accompagnement. La seconde est dite d’investigation. Elle permet, via des méthodes qui peuvent varier d’un conseiller à l’autre, de construire le projet.
Prise de conscience
« Stéphanie m’a demandé de retracer mon parcours par écrit, depuis ma formation. À ma surprise, j’ai rempli cinq pages et demie », explique Jean-François Guillet. Avec cet exercice, l’agriculteur a pris conscience de tout ce qu’il avait fait, « et de ce qui avait compté et guidé mes choix ».
À l’issue, il a dressé un inventaire de tout ce qu’il savait faire : soigner un animal, réparer une machine, enregistrer des factures, prévoir une trésorerie, etc. « En face, j’ai listé des métiers en lien avec ces compétences, avec une première liste assez large et une seconde resserrée de sept à huit possibilités. »
Une période profitable
Dans la continuité, Jean-François Guillet a contacté et rencontré les professionnels correspondants. Volontaire pour effectuer des stages, il en a finalement réalisé un de dix jours en centre de gestion. Jean-François Guillet a terminé son bilan de compétences en mars 2023.
Deux mois plus tard, il était recruté sur un poste d’assistant-comptable. « Le bilan de compétences prend du temps. En rendez-vous et entre les rendez-vous, mais c’est une période que j’ai bien vécue et qui m’a été profitable », pointe-t-il.
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