Il plante des haies et redonne vie au clos-masure normand
Maxence Lemaire s’appuie sur des contributions volontaires carbone et des soutiens à la protection de l’eau.
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Âgé de 27 ans et installé depuis quatre ans, Maxence Lemaire exploite 45 hectares et engraisse des taurillons à Auberville-la-Renault, dans la Seine-Maritime. Le 12 février 2026, il a planté 250 mètres de haie sur un talus, avec un objectif de restauration du patrimoine des clos-masures typiques du pays de Caux. Son initiative est cofinancée par le conseil départemental et l’agence de l’eau pour sa contribution à la lutte contre l’érosion, la préservation de la qualité de l’eau et la biodiversité. GRDF soutient également la plantation via Carbolocal, plateforme de contribution carbone de la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole.
Attaché au patrimoine
Les bâtiments d’élevage de Maxence Lemaire se trouvent dans un ancien clos-masure d’une superficie de 4,5 hectares. « Je me suis passionné pour ces aménagements depuis ma seconde au lycée agricole d’Yvetot, durant laquelle j’ai découvert leur histoire et leur intérêt », confie le jeune éleveur. Présents quasiment exclusivement dans le triangle Dieppe-Rouen-Le Havre, les clos-masures abritent couramment une habitation et des bâtiments agricoles, lesquels sont encadrés de hêtres plantés sur un talus.
Attaché à cet élément du patrimoine et à la biodiversité qu’il héberge, Maxence Lemaire souhaite replanter les deux côtés de haie manquants autour du siège de son exploitation. Après les 250 mètres mis en place en février, il prévoit de remplacer en 2027 les arbres menaçant les bâtiments et de restaurer 600 mètres supplémentaires dans deux ans.
Un suivi pendant trois ans
Emblématiques des clos-masures, les hêtres sont remplacés du fait de leur sensibilité aux fortes chaleurs, plus fréquentes avec le changement climatique. « Avec trois essences de haut-jet et quatre de bourrage, nous maximisons les chances de développement de la haie et la biodiversité, souligne Tanguy Henocque, ingénieur territorial de Carbolocal. Le financement pour contribution au stockage de carbone implique un suivi pendant trois ans et un engagement moral de maintien à long terme. »
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