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Dermatose nodulaire bovine : comment le collectif a vaincu la crise

A Faverges, en Haute-Savoie, des vaches et des génisses nouvellement arrivées à l'automne 2025 pour reconstituer les cheptels décimés.

Dans les Savoies, la lutte contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) a sollicité avec succès la solidarité de tous.

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À Faverges, en Haute-Savoie, rares furent les éleveurs épargnés par la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). Mais l’engagement collectif et la solidarité y ont été assez forts pour surmonter la crise. Symboliquement, la FDSEA des Savoies y a tenu son congrès annuel le 5 février, en conviant des élus locaux et des partenaires techniques et institutionnels.

« Le 29 juin 2025 a été une plongée dans l’inconnu », a retracé le président de la chambre d’agriculture Savoie Mont-Blanc, Cédric Laboret, dont « la priorité a été de déployer un accompagnement humain massif ». Son homologue fraîchement élu à la MSA Alpes du Nord, René Fechoz-Christophe, craignait des actes désespérés des éleveurs : « Nous avons formé en urgence de nouvelles sentinelles pour la cellule Réagir et proposé un suivi psychologique que les éleveurs, d’abord réticents, ont largement sollicité. »

Ce soutien était « vraiment important, notamment lors de l’annonce officielle qui est un moment douloureux », a confié Simon. Cet éleveur frappé par la DNC « ne pourra jamais assez dire merci » aux collègues et voisins venus aider au dépeuplement, et à tous les gens ayant exprimé leur soutien. D’autres ont évoqué le prêt de matériel pour traire les vaches bloquées au pré, les chantiers de vaccination en commun, l’aide administrative pour la paperasse… Sans oublier de saluer le travail des vétérinaires, eux aussi en première ligne.

Animaux de haute qualité

La solidarité s’est encore exprimée lors du repeuplement, organisé collectivement. « Beaucoup d’éleveurs ont mis à disposition des animaux de haute qualité, salue Nicolas Prudhomme, qui a vécu un dépeuplement. L’offre et les besoins ont été centralisés par la chambre d’agriculture et les organismes de sélection, qui ont fait une répartition homogène. » Ces achats d’animaux ont été permis grâce aux prêts à taux zéro accordés par les banques en attendant les indemnités promises. À ce jour, une poignée de dossiers d’indemnisation est soldée. Les autres sont en bonne voie.

Les éleveurs n’attendaient plus que d’être rassurés sur la continuité de la couverture vaccinale, un sujet discuté au ministère le 9 février.

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