Le prix des œufs augmente de 37 % en 2025
Malgré une croissance modérée en décembre, les abattages de volailles augmentent notablement sur l’année 2025, dans un contexte de prix à la production qui restent plus hauts que la moyenne des cinq dernières années. La filière des œufs est dynamique, avec un bond de 37,3 % sur le prix des œufs en 2025 par rapport à 2024.
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Dans un contexte de forte demande d’œufs, la production de janvier augmente de 3,6 % sur un an. Cette hausse fait écho au rebond de la mise en place de poulettes de ponte en 2025 (+11,2 % sur onze mois). La production des systèmes d’élevage alternatif est en hausse sur ce premier mois de l’année (+5,9 % sur un an). À l’inverse, celle des élevages en cage se replie (–2,8 %). C’est ce qu’indique le service de la statistique du ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, Agreste, dans une publication du 4 février 2026.
Le prix à la production des œufs explose en décembre 2025, il augmente de 25,2 % par rapport au même mois en 2024. Sur l’année 2025, cela représente un bond de 37,3 %, porté par la demande soutenue.
Du côté de la viande de volaille, en novembre 2025, « la consommation progresse de 2,9 % sur un an et de 11,3 % par rapport à la moyenne de ces cinq dernières années », précise Agreste.
Les exportations et les importations de viandes de volaille augmentent respectivement de 8,5 % et de 10,9 %. Cependant, le déficit des échanges extérieurs de viande reste important, autour des 42,1 milliers de tonnes équivalent carcasse. La France importe toujours plus que ce qu’elle n’exporte.
En décembre, le prix à la production des volailles de chair décroît légèrement, de –1,5 % par rapport à décembre 2024, mais reste toujours supérieur à la moyenne des cinq dernières années (+1,5 %).
Abattages en hausse sauf en canard
Les abattages totaux de volailles de chair progressent seulement de 0,7 % en décembre 2025, par rapport à décembre 2024, plombés par une chute de 16,4 % des abattages de canard à gaver. Les abattages de poulets en hausse de 2,2 % viennent compenser ce recul.
Sur l’année complète, les abattages de volailles sont en progression de 1,5 % par rapport à 2024 avec des disparités selon les espèces. Ceux de poulets et de dindes augmentent respectivement de 2,9 % et 1,4 % sur un an, alors que ceux des canards à rôtir chutent de 16,5 %.
En novembre, la mise en place de poussins de chair toutes espèces confondues reste stable sur un an. À noter qu’elle reste tout de même en fort recul par rapport à 2020-2024 (–8,5 %).
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