La dermatose perturbe le marché des broutards
La fermeture du marché export de bovins vivants en octobre 2025 a amputé les envois vers l’Italie et l’Espagne.
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Face à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), la ministre de l’Agriculture avait décidé d’interdire les exportations de bovins vivants depuis l’ensemble du territoire français du 18 octobre au 1er novembre 2025. Les exportations ont alors reculé de 39 % entre le 29 septembre et le 2 novembre, avec seulement 59 000 têtes envoyées, selon l’Institut de l’Élevage (Idele). En cumul depuis le début de l’année 2025, 746 000 broutards ont été exportés, soit 6 % de moins qu’en 2024 sur la même période (-45 000 têtes). L’Idele observe un recul plus important pour les exports de charolais, à -7 %, tandis que la baisse des exports de limousins se limite à 3 % sur un an. « Les animaux plus lourds sont moins demandés à l’export, ce qui touche plutôt les charolais, qui comptent plus d’animaux de plus de 400 kg que les limousins », rapporte l’Idele dans ses tendances mensuelles du 18 décembre.
-44 % vers l’Italie en octobre
Les envois vers l’Italie sont particulièrement impactés, en recul de 44 % en octobre (-36 00 têtes), pour s’établir à 46 000 broutards envoyés. Sur les dix premiers mois de 2025, 615 000 têtes ont été envoyées, soit -7 % par rapport à la même période en 2024. Malgré une forte baisse des envois vers l’Espagne en octobre (-22 %), le total sur dix mois progresse de 28 % sur un an, pour atteindre 119 000 broutards exportés. En novembre, les exportations ont bondi vers les deux pays, pour compenser la fermeture temporaire du marché. Du 3 novembre au 14 décembre, « les envois français de bovins vivants ont augmenté de 22 % vers l’Espagne et de 6 % vers l’Italie », observe l’Idele.
Début novembre, les cotations ont « amorcé leur baisse saisonnière de fin d’automne, liée aux sorties d’animaux », explique l’Idele. Début décembre, les cours des broutards charolais U de 350 kg ont atteint 5,97 € par kilo vif, soit 1,92 € de plus qu’en 2024 mais en recul de 13 centimes sur les quatre semaines précédentes. Ceux des limousins E de 350 kg sont stables à 5,95 €/kg vif.
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