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La Confédération paysanne veut accélérer la reconnaissance des agricultrices

Dans son plan d'actions, la Confédération paysanne revendique un remplacement pour congé maternité à la hauteur des besoins des paysannes.

Le syndicat agricole présente son plan d’action « pour donner toute leur place aux femmes en agriculture ».

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Trois jours avant la journée internationale des droits des femmes, célébrée le 8 mars, la Confédération paysanne a dévoilé son plan d’action « pour donner toute leur place aux femmes en agriculture ».

« Ce plan en faveur des paysannes s’inscrit dans une orientation politique globale, où la bataille du revenu reste centrale », souligne Nina Lejeune, secrétaire nationale de la Confédération paysanne et éleveuse de volailles dans le Var.

Dans un communiqué du 5 mars 2026, le syndicat déplore que le plan présenté par la ministre de l’Agriculture, le 23 février au Salon de l’agriculture, « n’ait pas fait le choix d’intégrer les propositions de la Confédération paysanne, ni l’expérience de terrain du réseau Fadear (1) ou d’autres organisations de développement agricole telle que Réseau Civam (2) ». Il estime que le plan ministériel met davantage l’accent sur « sur le volet communication » et considère qu’« à ce stade, aucun engagement opérationnel pour la traduction de ce plan n’a été annoncé par la ministre ».

Un plan en six thématiques

Le plan d’action de la Confédération paysanne s’articule autour de six grandes thématiques : r

Suppression du statut de conjointe collaboratrice à terme ;

Véritable statut protecteur, autonome, ouvrant des droits sociaux complets.

Une retraite décente et égale ;

La prise en compte des années invisibilisées.

Meilleure régulation du foncier ;

Critères d’attribution des terres via la Fédération nationale des Safer, avec une vigilance sur les transmissions genrées ;

Objectifs chiffrés sur l’installation des femmes.

Instauration d’une réelle parité dans les instances ;

Mentorat pour faciliter l’engagement des femmes ;

Intégrer les questions de stigmatisation et des violences sexistes dans les instances agricoles.

Un remplacement pour congé maternité à la hauteur des besoins des paysannes ;

Une homologation du matériel agricole aux paysannes ;

Protection sociale adaptée aux maladies spécifiques, comme l’endométriose ;

Mettre en place une politique volontariste contre les violences sexistes et sexuelles ;

Agir contre l’invisibilisation du travail féminin.

Des services publics nombreux : crèches, écoles, etc. ;

Mesures contraignantes pour améliorer le code rural sur l’accès au remplacement.

(1) Fédération associative pour le développement de l’emploi agricole et rural (2) Centres d’initiatives pour valoriser l’agriculture et le milieu rural.

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