Quelles obligations pour vendre des œufs en direct ?
Frédérique Reulet, conseillère avicole à la chambre d’agriculture de Haute-Garonne, livre ses conseils pour démarrer une activité de vente directe d’œufs.
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«Il y a un marché pour la vente directe d’œufs fermiers auprès de particuliers, mais aussi d’intermédiaires, de restaurateurs, de cantines, détaille Frédérique Reulet, conseillère avicole à la chambre d’agriculture de Haute-Garonne. Attention toutefois : il faut faire un vrai point économique avant de se lancer. Bien sûr, les chambres accompagnent les porteurs de projets. Réglementairement, pour vendre les œufs de son exploitation, il faut avoir un N° Siret, déclarer l’élevage auprès de la préfecture, à la DD (ets) PP (1), et auprès de la base de données avicole.»
«Une formation est obligatoire sur les règles de biosécurité. Elle est assurée par les chambres d’agriculture ou les vétérinaires. Il y a une déclaration à faire auprès de la DD (ets) PP ou de la base de données avicole quand les bandes de poules arrivent. Quand elles sont en place, l’éleveur a l’obligation de tenir un registre d’élevage et de ponte.»
«Au-dessus de ce nombre, le dépistage de salmonelle est obligatoire. Ceux qui ont plus de 250 pondeuses doivent aussi avoir un centre d’emballage des œufs agréé. Souvent, en vente directe, les éleveurs créent leur centre d’emballage des œufs, ce n’est pas très compliqué. Il faut un atelier dédié au tri des œufs, avec un sas sanitaire et un dispositif pour mirer les œufs, le tout facilement nettoyable. Un dossier de demande d’agrément doit être adressé aux services de l’État, qui effectuent une visite. Cela permet de vendre les œufs sur tous les types de commercialisation.»
«Sans centre d’emballage, la vente est limitée aux particuliers. Ce qui explique que même de petites exploitations s’équipent d’un centre d’emballage, même si le règlement ne les y oblige pas. À la sortie du centre d’emballage, il faut un registre de traçabilité des œufs. Enfin, les œufs doivent être tamponnés dès le moment où ils sortent de l’élevage. On tamponne le code œuf de l’exploitation avec de l’encre alimentaire.»
«En dessous de 250 pondeuses, pas d’obligation d’autotest ni de centre d’emballage. La seule obligation est de tamponner les œufs… et, bien sûr, de respecter les règles de biosécurité. »
(1) Direction départementale de l’emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations
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