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Installer des infrastructures agroécologiques favorables aux insectes

Le carabe doré est un prédateur des limaces. Ses larves vivent 4 ans dans le sol en s'alimentant de larves de taupins, de nymphes de charançons, de noctuelles... D'où l'importance de réduire le travail du sol.

Pour plusieurs spécialistes, agir sur la disparition des habitats, un des principaux facteurs de baisse des populations d’insectes, reste possible.

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« Si on remet en place des aménagements, qu’on soigne ses bords de champ, qu’on ne fauche pas trop ras, cela fournit des zones de microclimat et des refuges pour les auxiliaires durant l’hiver », juge Pauline Lebecque, de la chambre d’agriculture du Nord-Pas-de-Calais. Il est conseillé de varier les cultures et les espèces des « couverts » pour préserver une cohorte variée d’insectes.

« Souvent, les agriculteurs qui mettent des bandes fleuries pour attirer la biodiversité fonctionnelle ne reviennent pas en arrière car, dès la première année, l’aménagement accueille des auxiliaires », complète Johanna Villenave-Chasset, de Flor’Insectes. Les adultes de syrphes, de chrysopes ou de parasitoïdes se nourrissent en effet de pollen. Leurs larves attaquent ensuite les ravageurs.

Coût et réglementation

Si l’on ajoute à cela le non-travail du sol, la faune présente (carabes, staphylins) sera préservée. En cas de labour, des infrastructures tous les 150 mètres permettent à ces insectes d’agir sur les ravageurs au sein des parcelles. Et certains carabes s’alimentent aussi de graines adventices.

Toutefois, entre le temps passé à semer des mélanges, implanter des haies, les entretenir et l’emprise au sol, cela peut revenir cher. Le prix de la semence varie de 10 à 60 euros la première année pour une bande longue de 100 mètres sur 4 mètres de largeur, tout en sachant qu’un mélange pérenne reviendra à terme moins cher et sera plus efficace.

Jachères simples ou mellifères, bordure de champ…, chaque infrastructure a ses propres règles qui précisent ou non les dates de présence des couverts, la liste des espèces autorisées, etc. Et les haies, une fois installées, peuvent être « sanctuarisées ». Les agriculteurs y réfléchissent donc souvent à deux fois avant de se lancer.

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