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Déclin des insectes : leur redonner le gîte et le couvert

Chez Laurent Vermersch, cette bande fleurie (coquelicot, bleuet, nielle, anthémis, soucis, laiterons, chrysanthème des moisssons, silène...) crée une césure en faveur de la biodiversité fonctionnelle entre le pois et le lin textile.

Pour contrer le repli des populations d’insectes, certains aménagements au sein du parcellaire peuvent leur permettre de retrouver un terrain favorable.

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Avec plus d’un million cent mille espèces identifiées, dont plus de 40 000 recensées en France métropolitaine, les insectes constituent un des groupes d’organismes les plus importants et les plus diversifiés. Et s’ils peuvent parfois provoquer du dégoût, être à l’origine de dégâts sur les cultures, voire transmettre des maladies, ils demeurent essentiels. Ils assurent en effet des services comme la pollinisation ou le recyclage de la matière organique et participent à la plupart des réseaux alimentaires. Un ensemble de services estimé à plusieurs centaines de milliards d’euros à l’échelle mondiale.

Pourtant, le constat est sans appel : les populations d’insectes ne cessent de chuter. À cela plusieurs explications, comme le réchauffement climatique, l’artificialisation des sols ou l’emploi de pesticides. Mais la simplification des systèmes agricoles et la disparition des infrastructures agroécologiques seraient, selon plusieurs spécialistes, la principale cause. Cependant, comme en témoigne Laurent Vermersch, certains agriculteurs montrent qu’il est possible de favoriser la biodiversité en créant une trame équilibrée constituée de cultures variées, de haies et de bandes fleuries.

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