« Je produis des bœufs et des génisses à partir de veaux croisés sevrés »
Quentin Morfoisse a lancé un atelier d’engraissement de veaux croisés laitiers contractualisé pour valoriser ses bâtiments, avec un débouché sécurisé en restauration en bœufs et génisses.
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Installé depuis deux ans à Mauron dans le Morbihan sur 50 ha, Quentin Morfoisse engraisse des veaux sevrés croisés issus d’élevages laitiers bretons. Le croisement qu’il reçoit par son intégrateur ? Le limousin-holstein, appelé « Ejendu », troisième mélange le plus privilégié par les éleveurs laitiers pour la facilité de vêlage (voir encadré). Cet atelier complète son activité de poulettes futures pondeuses bio sur un deuxième site. Quentin a racheté une ancienne ferme laitière, dont il valorise les deux bâtiments pour l’engraissement (un ancien poulailler et un bâtiment d’engraissement). Il peut ainsi accueillir quatre lots de 35 veaux, soit 140 têtes. Le roulement opère tous les quatre mois avec l’arrivée de 35 veaux sevrés. Selon les lots, Quentin compose avec des mâles castrés ou des femelles. « Mon objectif est de vendre à 18 mois, autour de 320 kg de carcasse » explique le jeune éleveur.
Contractualisation
Quentin n’a pas besoin d’avancer de trésorerie pour acheter les veaux, dont le coût est déduit du prix de vente. C’est l’opérateur Bretagne Appro qui fournit les veaux et récupère les bœufs et génisses pour les vendre à Bigard. Seul bémol, si un veau meurt, c’est à son détriment. « Je contractualise avec Bretagne Appro, qui assure un prix minimum garanti de sortie, revalorisé par une côte part marché indexée sur les cours de la semaine » détaille l’éleveur. Fin 2025, le prix d’achat du veau limousin-holstein sevré était de 903 €. Le prix de sortie tablait autour de 2 200 € par carcasse. Quentin en retire environ 600 € de marge brute. Le coût alimentaire journalier par bovin ? « 1,78 € » calcule l’éleveur, en prenant en compte l’ensilage de maïs, la paille et l’aliment.
Côté alimentation, Sanders fournit un plan alimentaire spécifique adapté au limousin-holstein, à base d’ensilage de maïs et de concentré. Le GMQ affiche entre 1 300 et 1 400 g en moyenne. Le temps de travail pour les soins dure 1 h 30 à 2 h le matin et Quentin passe repousser l’ensilage deux fois par jour. Prochaine étape pour l’éleveur, peaufiner son système de contention, notamment pour la pesée des lots.
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