En février 2021, « les abattages reculent de 4,8 % [par rapport à février 2020], toutes espèces confondues, pénalisés par l’activité des canards gras et des pintades, à nouveau en fort recul au début de l’année 2021 (respectivement –37,6 % et –29,2 %) », indique Agreste, dans une note de conjoncture publiée le 7 avril 2021.

En canards gras, la baisse des entrées dans les abattoirs en janvier et février 2021 « est en grande partie la conséquence des abattages sanitaires et préventifs de jeunes canards au sein d’élevages du Sud-Ouest afin de juguler la propagation de l’IAHP », précise le ministère de l’Agriculture.

Alors que les abattages de dindes reculent également de 6,4 % sur un an en février, seule l’activité en poulets de chair reste « conforme à la moyenne sur cinq ans et quasi stables sur un an (–0,5 %) ». De leur côté, les abattages de poules pondeuses de réforme poursuivent leur progression (+5,6 % sur un an), afin de « réduire la production d’œufs et de redresser les prix ».

Moins de poussins en élevage.

Dans les ateliers de production, en janvier 2021, « les mises en place de poussins de chair sont à nouveau à un niveau bas pour toutes les espèces de volailles ». Ceux de poulets, de dindes et de canards se replient respectivement de 11,2 %, 19,4 % et 39,5 % sur un an.

Le sud-ouest de la France a été marqué par le dépeuplement des élevages de canards à gaver, induisant la suspension des mises en places de canetons ainsi que des abattages sanitaires et préventifs en élevage. En conséquence, « les couvoirs réduisent fortement le nombre d’œufs mis en incubation, ce qui se traduit par une chute des éclosions (–46,3 % sur un an) », note Agreste.

Vincent Guyot