« On se dit qu’il faut arrêter les crises avant qu’elles ne frappent trop fort. C’est pour ça qu’on se mobilise maintenant, puisque les négociations entre les industriels et les GMS (grandes et moyennes surfaces) sont en cours », explique Zephyrin Azemar, éleveur laitier à Canet-de-Salars dans l’Aveyron.
Comme lui, ils étaient une centaine, ce jeudi 19 février 2026, à se rassembler devant les locaux de Lactalis puis de Sodiaal, à Montauban (Tarn-et-Garonne). « Je livre Lactalis, reprend l’éleveur. La moyenne du prix de base de l’an dernier était de 460 €/1 000 l. Depuis janvier, on est à 420 € et on entend parler d’une baisse à venir encore plus importante. Sodiaal est dans la même dynamique. Il nous faut au moins 450 € ! »
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Vers une généralisation des actions
Des délégations ont été reçues par des représentants des deux entreprises. « Dans les deux cas, leurs réponses ont été les mêmes : ils renvoient la faute sur les distributeurs, regrette Julien Aurières, coprésident de la Coordination rurale du Tarn-et-Garonne. C’est trop facile. Et, à chaque fois, c’est l’agriculteur qui trinque. Aujourd’hui, on discute, puis, on va voir ce qui se passe au Salon de l’agriculture. Ensuite, on généralisera sans doute les actions dans les supermarchés. Ça peut monter crescendo. »