« Le prix du lait payé aux producteurs doit être identique qu’il aille en marque nationale ou en marque de distributeur (MDD) », affirme la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL) dans un communiqué publié le 20 mars 2026.

Dans un contexte de guerre, la FNPL alerte sur la hausse du prix du gazole non routier (GNR), l’augmentation des coûts logistiques, le renchérissement des intrants mais aussi la volatilité du prix de l’alimentation animale, qui pèsent sur les exploitations laitières. Le syndicat appelle l’État à garantir la disponibilité du GNR pour permettre les travaux dans les champs.

« Pas de déflation »

Dans le cadre actuel de hausses des coûts où se placent les négociations commerciales sur les MDD, la FNPL juge inacceptable toute différenciation de prix entre marques nationales et marques de distributeur. Selon elle, « casser le prix du lait pour reprendre des marchés » ne peut être une option. Rejetant toute logique de déflation, le syndicat demande que la hausse des cours du beurre et de la poudre de lait se répercute immédiatement sur le prix payé aux éleveurs. La FNPL refuse que les éleveurs deviennent la « variable d’ajustement de la filière » et appelle l’État à faire évoluer le cadre de la loi Egalim.

Enfin, le syndicat met en garde contre le recours au lait importé par certains distributeurs et industriels : « Si certains allaient jusqu’à remplacer le lait français par du lait importé, la FNPL montrera les dents : les acteurs seront nommés et les visites en magasin reprendront ! » Elle présentera prochainement un logo valorisant la provenance du lait pour renforcer la transparence sur les produits laitiers.