En Italie, les ateliers d’engraissement sont chargés dans l’attente des festivités pascales. Du côté espagnol, le moteur à l’exportation qu’est le Maghreb bute sur des tarifs considérés comme exorbitants par les importateurs. La guerre en Iran a également rebattu les cartes des envois vers le Moyen-Orient. La perte de ces marchés rémunérateurs et le basculement des ventes de jeunes bovins espagnols sur le marché européen entraînent une suroffre qui fait baisser les prix. Les engraisseurs espagnols sont également très préoccupés par la hausse des coûts de transport.
Sur le marché français, ce recul de la demande à l’exportation n’affecte pas le commerce, notamment des bons broutards charolais de moins de 350 kg qui restent sur le territoire français. La tension est plus sensible pour les limousins qui avaient profité depuis plusieurs mois de la forte demande espagnole.
Le commerce reste fluide sur les marchés, avec les premières sorties de laitons d’automne. Les mâles charolais U de 300/350 kg sont négociés entre 6,50 et 6,80 € à Cholet, Châteaubriant, Moulins-Engilbert ou Châteaumeillant. Les prix des sujets de 350/450 kg se stabilisent entre 6,20 et 6,40 €, et ceux des plus lourds entre 5,40 et 5,90 €.
Les blonds d’Aquitaine restent recherchés sur Cholet et Châteaubriant avec des U de 300/350 kg vendus entre 2 300 et 2 400 €, soit 7,50 €/kg vif de moyenne. Pour les limousins, les tarifs restent élevés, malgré le recul de la demande, avec des animaux de 300/350 kg valorisés entre 6,50 et 7,00 € et ceux de 350/400 kg entre 6,10 et 6,60 €.
En femelles, l’offre saisonnière tend à progresser et couvre mieux les besoins du marché italien. Le commerce est régulier avec des tarifs qui plafonnent autour de 5,60 à 6,00 € pour les charolaises ou limousines U de 300/350 kg.