L’Algérie a fermé ses portes au blé français

(©  Cédric Faimali/GFA)

Les relations diplomatiques dégradées entre l’Algérie et la France ont pesé sur les exportations françaises en 2024-2025, tout comme l’absence de la Chine aux achats, l’afflux de blé ukrainien dans l’Union européenne et la faible récolte tricolore. Dès le 15 janvier 2025, FranceAgriMer prévoyait que l’Hexagone serait vraisemblablement obligé de reconquérir des parts de marché lors de prochaine campagne 2025-2026.

Les caméras deviennent obligatoires sur les épandeurs à fumier

Les épandeurs à fumier n’en ont pas terminé avec les mises aux normes. Après le risque d’encastrement, c’était la visibilité sur l’arrière qui est dans le viseur en avril dernier. En cause, l’article 18 du règlement européen 167/2013 relatif à la réception et à la surveillance du marché des véhicules agricoles et forestiers. Cet article concerne les exigences en matière de sécurité au travail pour tous les épandeurs mis en circulation à partir de 2014, et prévoit que « les constructeurs veillent à ce que les véhicules soient conçus, construits et assemblés de façon à minimiser le risque de blessure pour les personnes qui travaillent dans ou avec le véhicule ».

(©  Cédric Faimali/GFA)

« Notre élevage est cerné par les sangliers et les cervidés »

Déjà impactés par des dommages de grand gibier aux cultures, Mireille et Yves Rolland déploraient la perte de sept vaches laitières en janvier 2025. À Paimpont dans l’Ille-et-Vilaine, ils sont à la tête d’un troupeau de 65 vaches laitières, de 80 hectares de SAU et d’un atelier de poules pondeuses. Ils subissent les incursions répétées de sangliers et de cervidés. Plus de 25 hectares sont protégés par des clôtures électriques, mais les dommages restent importants : 9 hectares de maïs, 5 hectares de blé et de nombreuses prairies ravagées en 2024. L’an dernier, 20 hectares avaient été touchés.

(©  Isabelle Lejas)

Le bonheur des éleveurs fait le malheur des comptables

En avril, l’annonce de la rétroactivité de la provision fiscale et sociale pour les élevages laitiers et allaitants posait des questions sur sa mise en œuvre. Certains comptables auraient préféré croire à un poisson d’avril. « C’est une année de travail que l’on doit rattraper en quelques jours », lance, désabusé, Mickaël Neu. Comme lui, les comptables et les experts-comptables agricoles ont appris dans la presse le 1er avril 2025 que la ministre de l’Agriculture et la ministre des Comptes publics ont autorisé les éleveurs constatant une hausse de la valeur de leurs stocks de vaches laitières et allaitantes à réaliser une provision, plus tôt que prévu, dès l’exercice de 2024.

(©  Cédric Faimali/GFA, photo d'illustration)

Claas se sépare de deux concessions supplémentaires

Jusqu’à présent filiales du constructeur allemand, les concessions Claas Saint-Omer et Claas Aquitaine rejoignaient respectivement les groupes Gueudet et Savas en octobre 2025. Ces deux concessions appartenant à Claas viennent d’être revendues à des distributeurs du réseau, comme Claas Est en avril dernier.

La production de pommes de terre à un niveau « inédit depuis plus de 10 ans »

La production française de pomme de terre de conservation en 2025 s’annonçait bien abondante d’après l’Union nationale des producteurs de pommes de terre (UNPT), qui évaluait le rendement moyen à 43 t/ha en août dernier, « en léger retrait par rapport à 2024 (–5 %) ». Le syndicat estimait que la récolte française pourrait atteindre 8,5 millions de tonnes, soit près de 900 000 tonnes supplémentaires par rapport à 2024. Il appelle à « préserver la valeur économique de la récolte française ».

(©  Pierre Peeters/GFA)

Une rafale de nouvelles contraintes pour les matériels agricoles

Véhicules agraires, épandeurs, pulvérisateurs et maintenant chargeurs frontaux : les normes et obligations se multiplient sur de nombreux matériels agricoles. Jusqu’à frôler parfois l’absurde. Au nom de la sécurité, une déferlante de nouvelles règles est en train de s’abattre sur les matériels agricoles. Et, dans certains cas, l’exigence est au mieux risible, au pire totalement déconnectée des réalités du terrain. La dernière lubie en date concerne les chargeurs frontaux qui équipent les tracteurs.

(© P. Peeters)

L’envolée des importations d’engrais russes alarme les industriels français

En janvier 2025, l’Union des industries de la fertilisation (Unifa) s’alarmait de l’envolée des importations d’engrais russes en France malgré les sanctions économiques. Elle demande la mise en place de mesures pour « consolider la souveraineté de l’Union européenne ». Les importations françaises d’engrais en provenance de la Russie « ont bondi de plus de 80 % » en deux ans. Elles sont passées de 402 000 tonnes en 2021 à 750 000 tonnes en 2023 d’après les chiffres des Douanes françaises relayés par l’Unifa. Et ce « malgré le cadre de sanctions économiques européennes contre la Russie ».

(©   Hélène Parisot/GFA)

Carré est placé en redressement judiciaire

Le contexte économique difficile dans le secteur du machinisme agricole a fait des victimes dans les rangs des constructeurs, en particulier les PME familiales françaises. C’est le cas de Carré qui annonçait en avril dernier son placement en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de La Roche-sur-Yon (Vendée). Cette décision fait suite à une période de réflexion stratégique visant à assurer la pérennité de l’entreprise et la protection de ses emplois.

Les constructeurs de tracteurs dans le viseur de l’Autorité de la concurrence

En décembre, l’Autorité de la concurrence a pointé du doigt les contrats imposés par les tractoristes à leurs concessionnaires, qui limitent les possibilités de choix pour les agriculteurs et renforcent leur dépendance économique pour le SAV (service après-vente). Les charges de mécanisation anormalement élevées en France par rapport aux autres pays de l’Union européenne ont alerté la commission des affaires économiques du Sénat. Elle a saisi l’Autorité de la concurrence d’une demande d’avis concernant le fonctionnement concurrentiel du secteur de l’agroéquipement.

(©  Corinne Le Gall/GFA)

Avec son 39e foyer, la dermatose nodulaire s’étend vers l’est

Le ministère de l’Agriculture annonçait la découverte le 25 juillet 2025 du trente-neuvième foyer de dermatose nodulaire en France, sur la commune de Hauteluce (Savoie), à une trentaine de kilomètres des cas précédents. Au 28 décembre 2025, il recensait 115 foyers de dermatose nodulaire répartis dans onze départements : Savoie (32), Haute-Savoie (44), Ain (3), Rhône (1), Jura (7), Pyrénées-Orientales (22), Doubs (1), Ariège (1) et Hautes-Pyrénées (1), Haute-Garonne (2), Aude (1).

(©  Claudius Thiriet)

« En finir avec cette fiscalité des années soixante-dix sur le matériel agricole »

Tout juste élue à la tête de la Fédération nationale des Cuma (FNCuma) en juin 2025, Marine Boyer souhaitait que la fiscalité du matériel agricole soit repensée et que le cadre réglementaire des Cuma évolue. Pour la première fois, une femme est élue à la tête de la FNCuma. Éleveuse de limousines en agriculture biologique et installée sur 135 hectares dans l’Aveyron, Marine Boyer a dévoilé les grands chantiers de sa mandature lors du grand congrès du 3 juin 2025, qui a célébré les 80 ans du réseau coopératif.

(©  FNCuma)