Du fait des nombreux cas d’influenza aviaire hautement pathogène dans la faune sauvage migratrice, le ministère de l’Agriculture a relevé le niveau de risque épizootique de « modéré » à « élevé » sur l’ensemble du territoire national le 5 novembre 2021.

Qui dit risque élevé, dit claustration obligatoire des volailles, comme le prévoient les nouvelles mesures de prévention obligatoire pour éviter une nouvelle épizootie. Une décision qui ne plaît pas à la Confédération paysanne et au Modef, fermement opposés à cette réglementation.

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Bien-être et qualité mis de côté, selon les syndicats

Dans un communiqué commun diffusé le 5 novembre 2021, les deux syndicats « s’étonnent [du passage au niveau de risque élevé], alors même qu’aucun foyer dans les élevages français n’a été constaté et qu’il n’y a eu aucune transparence concernant les foyers aux Pays-Bas et en Allemagne. »

Pour la Confédération paysanne et le Modef, l’enfermement des volailles met à mal le bien-être animal, la qualité du produit fini et la confiance des consommateurs. « Comment imaginer élever correctement un chapon ou une dinde de Noël sur la surface autorisée d’au maximum 50 cm² ? » s’interrogent-ils.

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« Être hors la loi ou disparaître »

« Cette décision condamne tous les éleveurs de plein air à être hors la loi ou à disparaître, alors que rien n’est fait pour réguler les flux massifs d’animaux et de personnes orchestrés par les filières industrielles. C’est pourtant la concentration des élevages et ces flux qui, comme lors de la dernière crise, permettent la propagation du virus », dénoncent-ils.

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Les éleveurs « continueront de préserver la qualité de vie de leurs animaux par l’accès aux parcours, […] dans le respect des mesures de biosécurité déjà mises en place pour empêcher la propagation de la grippe aviaire dans les élevages autarciques », préviennent les syndicats.

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Raphaëlle Borget